CODICILLE DE M. DE S AIXT-L A M BER T
Et le vingt et un Messidor, an neuf de la République, de relevée, nous notaires susdits et soussignés sommes transportés en la commune de Sannois en la maison du citoyen Jean- François de Saint-Lambert, trouvé dans sa chambre,
Lequel nous a dicté le présent codicille en augmentation de son testament, ainsi qu'il suit :
Je remercie M. Gallois de son amitié et des services qu'il m'a rendus, je le prie de prendre à son choix douze volumes dans ma bibliothèque.
Je donne et lègue à M. Lacrelelle l'aîné douze volumes de livres à son choix, à prendre dans ma bibliothèque. Je le remercie des soins et marques d'amitié qu'il m'a donnés, et je le prie de continuer ses soins, après ma mort, pour suivre l'édition du livre que je lui ai confié.
Je remercie M. de la Borie des marques d'amitié qu'il m'a données ; je le prie d'accepter le legs de quatre-vingts volumes de livres que je lui fais, à prendre à son choix dans ma bibliothèque. Je désirerais lui témoigner plus particulièrement ma reconnaissance.
Je remercie M. de Baimbourd des marques d'amitié qu'il m'a données depuis soixante ans; la mienne pour lui a tou-
demeurant à Paris, rue mon exécuteur
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don et moi à lui ci-devant la
isis en faveur et es mains de mon :. tous mes biens jusqu'à l'entier ijar moi ci-dessus faits que je veux et exécutés.
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Reproduction interdite
jours été égale. Je le prie d'accepter mes œuvres philosophiques en six volumes, qu'il enverra prendre chez le citoyen Agasse.
Je remercie M. le chevalier de Boufflers des marques d'amitié qu'il m'a toujours données. Je le prie de croire que j'ai conservé pour lui celle que je lui ai toujours portée depuis son enfance : je le prie d'accepter les six volumes de mes œuvres philosophiques, qu'il enverra prendre chez Agasse.
Le choix des livres ci-dessus légués se fera par ordre des personnes auxquelles ils sont faits, tant dans mon testament que dans mon présent codicille.
Ce fut ainsi fait, etc.
SAINT-LAMBERT A n D I T I O -N Al codicille'.
Je dois à ma mort avoir 100 et quelques louis de reste : je prie M. Barat de les remettre à mon ami Frédéric'. Il les emploiera, pendant l'espace de deux ans, à pourvoir aux petits besoins, quelquefois même aux petites fantaisies de ses frères et sœurs. Il délivrera pendant quelque temps de ces petites dépenses madame sa belle-mère.
SAINT-L ^MBERT,