‹ La comtesse d'Houdetot, sa famille, ses amisChapitre 6 sur 48 · DIDEROT · texte numérisé non relu

DIDEROT

A Madame la Comtesse (THoudetol, à Paris.

Madame,

Je vois par votre réponse que j'ai fait quelque faute. Je vous en demande pardon. J'ai mal entendu, j'ai mal lu, j'en suis fâché. Vous achevez de me convaincre que je suis l'homme le plus gauche qu'il y ait au monde, puisqu'en voulant répondre à l'offre la plus obligeante, je me suis mis dans le cas d'avoir des excuses à vous faire.

Je n'ai point l'honneur de vous connaître ; mais croyez. Madame, que personne au monde ne rend plus de justice à votre façon de sentir et de penser. Je suis pressé d'aller à mon ami, mais je suis incertain quand je le pourrai. Je ne suis que depuis quelques jours avec les êtres qui doivent m'être les plus chers. Je les avais perdus de vue depuis trois mois. Je leur dois ces premiers moments. Ceux qui suivront seront pour l'amitié.

Je suis avec respect.

Votre très humble et très obéissant serviteur,

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