‹ La comtesse d'Houdetot, une amie de J.-J. RousseauChapitre 5 sur 61 · II DEDICACE · texte numérisé non relu

II DEDICACE

paroles, leur accueil affectueux, jmis ils s en vont consolés et rentrent meilleurs au milieu des vivants.

C'est sous V empire d'une pareille émotion que je viens vous offrir ce livre, oiifai retracé la vie d'une femme aimante du xviii'' siècle, avec laquelle vous aviez, je vous l'ai dit sou vent, plus d'une ressemblance.

Oui, en vous semblait revivre l'âme d'élite de la comtesse d'Houdetot. Comme elle, vous aviez V aménité du caractère, l'élégance, l'enjouement, la passion des lettres et des arts, le culte de la Nature, parfois un attendrissement mélancolique , et toujours le désir du Bien, du Beau, du Vrai.

Comme elle aussi, vous possédiez le talent de faire en secret des vers charmants, oîi se révèlent une tendresse infinie, un cœur naïf, un dévouement passionné. Quand je les relis , j' éjwouve un bonheur indicible, et aussi une tristesse qui m'accable.

Quelques-uns de ces vers touchants me reviennent à la mémoire. Ils eussent ravi l'amie de Saint- Lambert et de Rousseau.

Je garderai la souvenance Et l'image de nos beaux jours, Vivant rayon de l'espérance Qui me fera t'aimer toujours!

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