DEDICACE III
Lorsque le soir, dans un doux songe, Tu verras, blanc spectre voilé, Une ombre qui glisse et s'allonge Tout au fond du dôme étoile...
C'est moi qui viendrai dans ce rêve Auprès de toi me reposer, Et dans la brise qui se lève, Tu retrouveras mon baiser!
Ailleurs, 'parlant d'un 2)remier rendez-vous :
Comme votre voix était douce, Et comme y répondait mon cœur!
0 vestiges sacrés de ce qui fut la vie riante, la jeunesse, Vamour, la beauté! Vous subsistez pour dire encore la noblesse d'âme de l'Amie perdue et V excellence de tout son être. Tels ces fragments d'élégie quon retrouve sur les marbres antiques de la Grèce, et qui gardent leur fraîcheur d'impression sous la poussière des âges.
Madame d'Houdetot aussi eût aimé ces autres vers de celle qui n'est plus :
J'aime, et nul ici-bas ne saura mon secret. Mes chants seuls rediront aux coteaux, à la plaine. Mon amour, mes désirs, ma crainte, mon souhait. Je souffre, et cependant mon cœur bénit sa chaîne!