‹ La comtesse de LeicesterChapitre 16 sur 27 · LE COMTE, MORTON · texte numérisé non relu

LE COMTE, MORTON

La comtesse est souffrante, et son mal semble tel Que j'en craies les effets.

XORTON.

Tout le moude est mortel.

Aussi ne faut-il pas, je pense, un grand miracle Pour vous débarrasser d'un malheureux obstacle.

LfilCESTEB.

Norton !

uoRTorr.

Vous le voyez, Taslrologue a raison, Votre étoile s'élève et brille à l'horizon.

LEIGESTER.

Elle brilîe, crois-moi, pour éclairer ma chute... A quelle incertitude hélas ! je suis en butte !... O vous, globes de flamme, astres mystérieux, Qui marquez dans> le ciel vos pas silencieux, Vous avez une voix que Dieu vous a donnée ; Dites-moi donc, enfin, quelle est ma destinée : De mon ambition dois-je étouffer l'ardeur?

Et si je puis encor marcher à la grandeur.

Sera-t-elle prochaine, élevée, éclatante, El telle que la vôtre, immuable et constante? Ou dois-je ressembler à ces feux qui, sans bruit. S'éteignent au milieu des ombres de la nuit?... Mais peut-on à son astre ajouter confiance?

MORTOrf.

Des grands hommes, milord, des hommes de science Ont pour le démonlrer des arguments puissants.

LEIGESTER.

Et toi qui n'a jamais jugé que par tes sens?

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