LES MÊMES, LEICESTER
SIDNEI.
CoitJte, c'est vous ! ici, que venez-vous chercher ?
SlD.^EI.
Elle est là.
LCICKSTEB.
Je u'ose l'approcher.
SIDRBI.
Osez, milord, osez contempler votre ouvrage ! LIICIST£R, à la vite de la Comtesse, Ah ! c'est poar en mourir de douleur et de rage! Misérable Mortoo !
Misérable, en effet...
Va, je ne l'en veux pas... Lui seul il a tout fait... Enfin, tu m'es rendu...
Prenant la main de Leicester qu'elle attire k elle.
Viens, parle, et sois sincère...
Sous un sombre penser mon pauvre cœur se serre, Et, malgré moi, je crains toujours Elisabeth. . Si ton amour encore au mien se dérobait ?
Car, voi&-tu, Leicester, maintenant je veux vivre...
SIDRBI, bas au Médecin, Puissions-nous partager cet espoir qui l'enivre î
Je vivrai, n'est-ce pas, docteur? Je me sens mieux.
LE MtDECm .
Le terme de nos jours est marqué dans les cieux. Mais dans nos plus grands maux Dieu permet l'espé-
LA COMTESSE. [raUCB.
Il a déjà, docteur, adouci ma souffrance.
Voudrait-il donc, alors qu'il me rend mon époux. Détruire mon bonheur et s'en montrer jaloux ; Il serait trop cruel... mais que dis-je? pardonne... Â tes décrets sacrés, mon Dieu, je m'abandonne. D'un lâche meurtrier trompe Paffreux dessein. Éteint ce feu mortel qui me brûle le sein ;
Chasse les visions dont je sois potirsaivie ; Rends-moi, tout à la fois, le bonheur et la vie.
Chère ame, calme-toi, ne pense pas mourir ; Tu vivras pour m'aimer et moi pour le chérir.