‹ La comtesse de LeicesterChapitre 24 sur 27 · LES MÊMES, LEICESTER · texte numérisé non relu

LES MÊMES, LEICESTER

SIDNEI.

CoitJte, c'est vous ! ici, que venez-vous chercher ?

SlD.^EI.

Elle est là.

LCICKSTEB.

Je u'ose l'approcher.

SIDRBI.

Osez, milord, osez contempler votre ouvrage ! LIICIST£R, à la vite de la Comtesse, Ah ! c'est poar en mourir de douleur et de rage! Misérable Mortoo !

Misérable, en effet...

Va, je ne l'en veux pas... Lui seul il a tout fait... Enfin, tu m'es rendu...

Prenant la main de Leicester qu'elle attire k elle.

Viens, parle, et sois sincère...

Sous un sombre penser mon pauvre cœur se serre, Et, malgré moi, je crains toujours Elisabeth. . Si ton amour encore au mien se dérobait ?

Car, voi&-tu, Leicester, maintenant je veux vivre...

SIDRBI, bas au Médecin, Puissions-nous partager cet espoir qui l'enivre î

Je vivrai, n'est-ce pas, docteur? Je me sens mieux.

LE MtDECm .

Le terme de nos jours est marqué dans les cieux. Mais dans nos plus grands maux Dieu permet l'espé-

LA COMTESSE. [raUCB.

Il a déjà, docteur, adouci ma souffrance.

Voudrait-il donc, alors qu'il me rend mon époux. Détruire mon bonheur et s'en montrer jaloux ; Il serait trop cruel... mais que dis-je? pardonne... Â tes décrets sacrés, mon Dieu, je m'abandonne. D'un lâche meurtrier trompe Paffreux dessein. Éteint ce feu mortel qui me brûle le sein ;

Chasse les visions dont je sois potirsaivie ; Rends-moi, tout à la fois, le bonheur et la vie.

Chère ame, calme-toi, ne pense pas mourir ; Tu vivras pour m'aimer et moi pour le chérir.

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