‹ La comtesse de Novailles drame en cinq actes (volume 2)Chapitre 46 sur 122 · SCÈNE XIII · texte numérisé non relu

SCÈNE XIII

D’ÉPERNON , SOUVRÉ, CHAVIGNY, par le fond , puis NOVAILLES.

SQUVRÉ , ■voyant disparaître Bcrtini.

Messieurs, je crois que nous avons fait fuir l’illustre chevalier Bertini. Etrange cavalier servant pour une comtesse de Novailles !...

CHAV1GNT.

A propos, Messieurs, a-l-on rejoint ce mystérieux ravisseur 1 ...

* d’épernon.

Pas encore.

CHAVIGNÏ.

Je donnerais beaucoup pour savoir qui ce peut être.

d’épernon.

Ma foi, je crois presque l’avoir deviné, et si je vous disais les soupçons qui me sont venus...

SOCVRÉ.

Dis toujours !

D’ÉPERNON

Eh bien! je me suis figuré que cet homme qui a été blessé à l’épâule en voulant enlever la comtesse, était le mari lui-même.

CtlAVIGNY.

Lé mari! Novailles!.-. (Novailles parait ait fond.)

d’épernon. *

Pourquoi non? Vienne n’est pas au bout du monde; il peut avoir appris là-bas ce qui se passe, et être accouru pour y mettre obstacle.

SOUVRÉ

Tu veux dire pour en profiter.

d’épernon.

Ah ! Souvré ! encore !

SOUVRÉ

Oui, Messieurs, oui, telle est ma pensée sur Novailles, et elle est fixée à ce point, qu’à mon av.is il est déchu de ses droits de gentilhomme, et que nul de nous, désormais, ne pourrait croiser le fer avec lui.

NOVAILLES , frappant sur l'épaule de Souvré.

Bonjour, Souvré, bonjour.

D’ÉPERNON

Novailles!

NOVAILLES.

Lui-même, mes amis, arrivant d’Allemagne, (il serre ta main de d’Épemon et de Chavigny.)

D’ÉPERNON

Toi?

NOVAILLES.

Figurez-vous le voyage le plus amusant, le plus gai!,.. J’a-

Page 1