ACTE IV, SCENE
MARGUERITE
Madame...
Excusez-mei encore une fois si je m’occupe d’une affaire à laquelle je ne suis mêlée qu’indirectement, mais j’avoue que j’ai été étrangement surprise du refus que vous avez fait de la main de M. Gaston de Givrac.
MARGUERITE, avec un mouvement de fierté et vivement.
Oh ! vous n’avez pas compris.
Non, car enfin M. de Givrac est jeune, de bonne famille... et..et vous l’aimez?
MARGUERITE
Il vous l’a dit, Madame?
Lui ou un autre, qu’importe.
Contentez-vous de savoir, Madame, que j’avais, pour agir comme je l’ai fait, des raisons graves et sérieuses.
LA COMTESSE , avec amertume,
Ces raisons, je crois les deviner... Mais peut-être a-t-on exalté outre mesure votre imagination de jeune fille; peut-être vous a-t-on dit que, belle et d'une haute naissance, vous pouviez aspirer...
MARGUERITE, l’interrompant avec calme.
Je ne crois pas vous devoir la confidence de mes sentiments, Madame, permettez... (Elle fait mine de s'éloigner.)