ACTE V, SCÈNE V
JACQUES, froidement.
Je ne le veux pas.
Jacques! on doit être heureux d’embrasser sa fille... Jacques, je veux la voir.
JACQUES
Ehî vous l’avez vue, madame, vous lui avez parié.*.
Moi !...
JACQUES
Oui, vous lui avez parlé et rien en vous rt’a tressailli ! Gette faraude voix du la nature qui parle si haut dans le cœur des mères, eeite voix puissante ne vous a pas dit : C’est elle! vous vuyez donc bien que vous u'ètes pas une mère!
LA COMTESSE, cherchant A se souvenir.
Je l’ai vue... je lui ai parlé... niais où donc? à quelle époque?
JACQUES
Pas plus tard qu’hier, Madame, et au milieu même de cette cour de Versailles.,.
LA COMTESSE, a toc terreur.
Versailles! quel souvenir!... oh! j'ai peur de comprendre...
JACQUES
Oui, Madame! à Versailles, d’où j’ai chassé honteusement le miseralde qui se disait son pere..i
Mon Dieu! mon Dieu !..
JACQUES
Et maintenant vous savez pourquoi je viens vous dire : prenez ma Vie et sauvez celle de Gaston !
Quoi! Jacques, cette jeune fillè que j’ai vue près de vous... cette jeune fille... à laquelle on a remis... un... bouquet...
JACQUES
C’était elle...
LA COMTESSE, avec un cri terrible.
Ah!
Qu’avez-vous?..
LA COMTESSE, avec égarement.
Oh! mais non, non... cela ne se peut pas... Dieu ri’aura pas permis... Jacques, votre fille... y a-t-il longtemps que vous l’avez quittée?..
JACQUES
Celte nuit, en sortant de Versailles, je fai reconduite à son couvent...
Et... depuis?
JACQUES
Je ne l’ai pas revue. *
LA COMTESSE, avec angoisse, parcourant le théâtre.
Oh ! malheur! malheur!
JACQUES
Mais voire raison s’égare !.. qu’y a-t-il donc?