LA COMTESSE DE NO VAILLES
marguerite.
Non-seulement j'ai consenti à paraître à la cour, monsieur K; baron mais j*ai fait plus encore.
LE BARON
Que voulez-vous dire?...
Vous lu saurez bientôt.
LA COMTESSE, atlinl *u b«roii.
Vous à Versailles, monsieur le luron? Je vous croyais sur la route de Sedan.
LE BARON
Pardon, madame la comtesse, l'ordre date d'hier à six heures, et il en est huit, il me reste donc deux heures, et j’ai voulu les mettre à profit |iour venir remercier le roi, d'abord du poste honorable auquel il a bien voulu me nommer, puis la reine pour I éclatante faveur qu'elle vient d'accorder -à ma fille.
LA COMTESSE , rtuptfutt.
Ah!
LE BARON
Oui, la reine a daigne la demander elle-même pour faire partie de ses filles d'honneur...
Quoi ! mademoiselle d'Aubetcrre ne vous suit i«s?
LE BARON
Non, j'aurai le courage de me séparer d’elle.
LA COMTESSE, k part.
Elle reste ici... à la cour!...
LE BARON , k Marguerite.
•Ma fille, remerciez donc madame la comtesse, qui, je le parierais, est pour quelque chose dans l'honneur quon nous fait aujourd'hui, (n wmnH.)
I.A COMTESSE, k Marguerite . qui u a'el'iignrr âpre» l'avoir filaé-
Pardon, .Mademoiselle, j'ai un mot à vous dire... (Marguerite la
regarde arec wrpriae. Le baron remonte et va canvrr arec deux dames qui
inversent te fond.) et je saisis cette occasion de vous demander l'explication d'un fait que je n'ai pas compris.
MARGUCBITE.
Madame...
Excusez-moi encore une fois si je m’occupe d'une affaire à laquelle je ne suis mêlée qu - indirectement , mais j’avoue que j'ai été étrangement surprise du refus que vous avez fait de la main de M. Gaston de Givrac.
dans une heure, axant de se rendre chez la reine; c'eut moi qui aurai l'honneur de venir vous prendre ici.
MARGUERITE
C'est bien, (a pan.) C’est le ciel qui m'a inspiré celle pensée. Le couvent!... c'est mon seul refuge, et l'autorité d’un roi peut seule dominer celle d’un père.
bE BARON , raveuant du fond , k Mircucrile qui et! pentira.
Marguerite, madame la marquise de Meuse veut bien vous prendre sous son patronage. Je vais vous présenter a elle, (il
rrmonte a TM Marguaritu.)
La COMTESSE , regardant Marguerite t'kloigatr, et m croyant teule.
Une audience: demandée par elle... Mais c'est ma perte, (a Berlin, qa’cib ,,*^1 ion* pcea d’elle. ) Berlini! oh! que faire!... que faire!
BERTIM , bat.
Rien.
Comment?
BERTINI
Laisaez faire le hasard, (La oomteMe i« regardant.) le hasard est quelquefois intelligent.
U COMTESSE
Tais-tui! lais-loi!...
BERTINI
Alors, madame la comtesse, que voulez- vous? (Norallto paraît
au fo*d.)
Ce que je veux?... je n'en sais rien, mais je ne veux pas,
entends-tu bien, (Montrant la porte dea appariement! du roi.) je n»)
veux pas qu'elle passe le seuil de oette porte.
BERTINI , tr**-frold*<n*at.
Elle ne le passera pas. (il tort per le fond et di»p«relt à gauebe.J