‹ La comtesse de Novailles drame en cinq actesChapitre 67 sur 71 · I.E COMTE, variant de u rbtrie · texte numérisé non relu

I.E COMTE, variant de u rbtrie

Triste? non !... L'n peu désappointé, voilà tout! (ub vtl« iBir*.

doit ua talc! du roi.

ItOVAILLES.

Un messager du roi!

LE VtLET, remettent une lettre k U comte»»», pule «œ autre eu r*»mte.

Pour madame la comtes»'... pour monsieur le comte. (a «art.)

LA COMTESSE, lisent.

• A madame la surinleudanle de la maison de la reine. » ( Parlé.) Siirintcndanle !... Enfin, ce titre, objet de toute mon ambition, il est le mien.

ItOVAILLES.

Surinlendnnte!

Et ce n’est pas tout, ce blanc-seing que j’ai sollicité...

ItOVAILLES.

Quelque malheureux à protéger!

Oui, une faveur... (a part.) ou une vengeance. Ah! Jacques !.. celtu fois il n’y mira plus d’erreur à Ta Bastille. (\ M©reiii«.) Qu'est-ce?...

ItOVAILLES.

Ce projet pour lequel j'ai ccnt au roi, un brevet de colonel pour me rendre immédiatement au siège de Bruges.

Mais vous avez renoncé à cette idée?

K0VA1LLES, regardant u femme, après ua oltnce.

J J reviens. (La femme de chambre reolre, pose sur U console les diamant». et dispose des fleurs dans les rhevroi de 1a comtesse.;

Cette fleur un peu plus bas. (La femme de chambre obéît. — La coa. teste se regarde dans la glace.) CYst cela! (au c-inte.) Mais, en vérité, monsieur le comte, c'est une tyrannie de ma part de vous retenir ici. Ne vous gênez donc: pas; allez du z M. de Sainl-Aignan.

ItOVAILLES.

J’ai si rarement l'occasion de me trouver seule avec vous... laissez-moi profiter de celle-ci.

Comme il vous plaira, (a u femme de chambre.) Atlacltcz-moi ce collier... c’est bien... je n'ai plus besoin de vous, (u femme <«•

chambre sort. — La eorntcue te tournant «ers le comte qui, pendant ce trmpa, a pris machinalement IVmeloppe et U refarde.) Comment II1C trouvez- V0U9?

K0VAILLE5, déposant l'enveloppe.

Adorable, comtesse!... mais je vous trouve aujourd'hui un luxe de toilette qui dépasse le» limites de lu coquetterie ordiaire... Quelle so lennité y a-t-il donc à In cour?

LA COMTESSE, toujours toise, rt orre-apée de sa toilette et de ses diamants.

Je ne vous ai donc pas dit?... c'est ce soir que je suis pré* ntcé comme surinlendnnte de la maison de la reine.

50VAII1ES. treiaaillant.

En effet... (il reprend rcn*ei«ppr.) Voici votre nouveau titre sur cette enveloppe. (n i\ replace sur la convoie ) Mjis il manque U 0 C chose à votre toilette, comtesse, et c’est moi qui veux h compléter.

(il va ouvrir une cassette déposée sur une table, l'outre et en lire un bouquet) LA COMTESSE, eiaminant

Quoi donc?

ItOVAILLES.

Tenez.

Ah! le magnifique bouquet! (elle le respire.)

SOVAILLLS.

J'ai voulu me faire pardonner mes inaîen rontrrux coquelicots.

Merci, monsieur le comte-.. Quant ù cotte cérémonie, je ne vous engage pas a y assister, cela n’a rien que de fort ennuyeux, pour vous surtout, l'homme du lui et des fêtes bruyantes...

KOYAIt.t.ES, apres ira silence, comme s’arrachant k nue |iré»reu|iaIiou.

Les fêtes... j’y vais souvent, j’en conviens... et pourtant...

l-A COMTESSE, cboi&iuant tes dilatant».

Eli bien?

ItOVAILLES, «’ataevant, et d'uu ton calme rt grave.

Voyez un peu, Madame, comme nous ignorons tous notre de* tinée et combien nous savons peu où nous allons.

Quel début philosophique!

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