‹ La comtesse de Rochefort et ses amisChapitre 15 sur 47 · M. de Sainl-Florenlin, très-liéavec le duc de Nivernois · texte numérisé non relu

M. de Sainl-Florenlin, très-liéavec le duc de Nivernois

qui vous assurera le plus. Au reste, c’est mon avis tout seul que je vous donne. Notre amie, M”'® Merlou est à Saint- Maur et je n’y vais que ce soir, encore n’en suis-je pas bien sûr, car M”' de Walteville est m.alade. J’espère pourtant que j’irai ce soir à Saint-Maur, mais je n’ai pas voulu différer à vous faire réponse, parce qu’en pareille circonstance un jour peut être précieux.

3> Adieu, mon cher ami, je ne réponds point à tontes les choses charmantes dont votre lettre est pleine. Meltez-moi aux pieds de votre hôtesse plus charmante encore * ; comptez que nous buvons tout notre lait, notre chocolat et notre vin à vos santés, et assurez-vous que je vous aime, mon tendre ami, comme vous le méritez, c'est-à-dire avec toute la tendresse de mon cœur. »

La situation déjà expliquée restant la même, nous pouvons revenir aux lettres des deux dames qui s’intéressent avec plus de vivacité encore que le duc de Nivernois aux tribulations du marquis de Mirabeau.

Jl/“* de Pailly à la comtesse de Rochefort.

« Du Bignon, 14 juillet 1763.

» Le gros Merlou est dans son cabinet, madame la comtesse, qui écrit à Saint-Maur, à ce qu'il dit, et il prétend en avoir le privilège exclusif les jeudis. Je ne peux pas m y soumettre. Vos lettres me causent toujours une émotion si douce, une sorte d’inquiétude, ou plutôt de désir si vif de vous aller chercher, qu’en vous écrivant, je me satisfais au moins un peu. Non que je veuille vous entretenir de mes sentiments, je me flatte que ce soin serait superflu; mais il faut bien que je vous dise combien je suis touchée de cette continuité de bonté avec laquelle vous vous occupez sans cesse de mes intérêts. Vous savez bien qui je sous-enleuds avec

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