I. Archives parlementaires, t. XIII (1" série
03 LA COMTESSE PAULINE DE B E A Ij M 0 N T .
est accompagnée d'une note écrite de la main de Monlmorin. Nous y apprenonsqu'il a refusé la grandesse pendant son ambassade en Espagne. Nous savons aussi, par cette note, que l'archevêque, premier ministre, traitant seul les affaires avec le roi et ayant supprimé tout rapport avec le monarque, avait froissé ses collègues. Le pouvoir du cardinal de Brienne n'avait pas été cependant de longue durée. Avec une présomption aveugle, plus semblable à l'ineptie qu'au courage, il n'avait fait que presser le cours des événements. Le comte d'Artois lui-même, sur les instances de la comtesse de Polignac, avait conjuré Louis XVI de renvoyer le premier minisire et de rappeler Necker.
Le comte de Montmorin se prêta d'autant plus volontiers à cetle négociation qu'il n'avait pas à se louer de l'archevêque. Il lui avait donné dans deux circonstances, devant l'opinion, la responsabilité de fautes qu'il n'avait pas commises. On sait quel élonnementse produisit en Europe, en 1787, lorsqu'on apprit que le sultan avait fait enfermer le ministre de Russie aux sept tours et déclaré la guerre à Catherine1. Ce n'étaient plus, cette fois, les Russes qui menaçaient l'empire ottoman. M. de