‹ La Comtesse Pauline de BeaumontChapitre 30 sur 97 · Mémorial de Gouverneur-Morris · texte numérisé non relu

Mémorial de Gouverneur-Morris

Lorsque l'altaque commença, averti par le canon et le tocsin, Montmorin sortit à pied de son hôtel avec sa femme et Pauline. Il se réfugia d'abord rue de Grenelle chez la marquise de Nesle. Ne se jugeant pas en sûreté, il chercha un autre refuge, le lendemain, chez madame de Nanteuil. Elle le confia à sa i nourrice, Hélène Leclerc, femme de Pierre-Louis- : MaryGazier, ruedu Faubourg-Saint-Antoine, n°128. Des pièces signées Montmorin avaient été trou- , vées dans le sac des Tuileries. Le 16 août, une visite domiciliaire fut opérée rue Plumet; les scellés furent apposés. Fauchet avait déjà proposé la mise en accusation. Blotti tout le jour au fond d'une chambre, Montmorin ne sortait que la nuit pour acheter des journaux, ou pour remettre dans un endroit convenu d'avance les lettres émouvantes qu'il écrivait à sa femme, à sa fille. Quelques fragments en sont conservés aux Archives, reliques précieuses qu'on ne touche qu'avec émotion. On voit que, sous l'adresse de M. Barruel, ancien précepteur des enfants, les billets pouvaient quelquefois s'échanger*.

On nous permettra de citer quelques lignes de

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