‹ La Comtesse Pauline de BeaumontChapitre 76 sur 97 · Lettre de Joubert à Chênedollé, 2 janvier · texte numérisé non relu

Lettre de Joubert à Chênedollé, 2 janvier

pompe et le concours habituels à Rome. Elle vit sans la moindre frayeur, le formidable appareil1. Elle n'avait pas tout dit. Quand la foule fut retirée, elle fit asseoir Chateaubriand au bord de son lit; elle eût voulu lui laisser sa fortune, si elle avait eu le temps de refaire son testament, et si son ami avait voulu accepter; mais il n'y avait que Fontanes pour lui donner un pareil conseil2. La délicatesse de Chateaubriand s'en était justement révoltée; Pauline exigea qu'il vécût désormais auprès de madame de Chateaubriand3. Elle y ajoutait Joubert; elle savait bien que Joubertlui parlerait d'elle. Vint alors le souvenir des rêves faits en commun; elle rappela Savigny et les projets de retraite à la campagne dont ils s'étaient quelquefois entretenus et elle se mit à pleurer. Puis elle pria Piené d'ouvrir la fenêtre, pour qu'un rayon de soleil la réjouît. C'était le vendredi 4 novembre. 11 était environ midi. On vint chercher Chateaubriand pour donner des ordres. M. Bertin le remplaça au chevet du lit. Lorsque René revint entre deux et

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