‹ La Comtesse Pauline de BeaumontChapitre 83 sur 97 · A M. DE TRUDAINE, INTENDANT D'AUVERGNE · texte numérisé non relu

A M. DE TRUDAINE, INTENDANT D'AUVERGNE

Sy j'etoit plus alante j aurois étée avec grand plaisir monsieur solliciter la cause des plus pauvres abitant de Manson en faveur desquels mr de Tane a eu l'honneur de vous parier, et je me serois flatté que vous auriez bien voulut répondre favorablement à ma requelte avec d'autant plus de raison que ma cause est juste et que j'aurois espérer que me rossignol auroit bien voulut se joindre a moy, trouvez bon monsieur que je luy fasse icy de très humble compliment et que je vous suplic d'être bien persuadé de la sincéritée avec laquelle j'ay l'honneur d'être monsieur, votre très humble et très obéissante servante.

iMONTMORIN DE TANE.

J'ay l'honneur de vous répetter que je plaide pour les pauvres qui sont desjà assez oprimés, sans que les gros bonet, du même village cherchent à les accabler et à les mettre ors d'elat de aourir auqun bestiau.

A Chadieu ce 20* aoust.

ARCHIVES DE LA PROVINCE D'AUVERGNE A M. DE TRI' DAINE, INTENDANT D' AUVERGNE.

M. de Tane en allant à Riom comptoit passer à Glermont et avoir l'honneur de vous parler, monsieur, d'un affaire qui est arrivée entre un de vos domestique et son fermier. Il lui est revenut que vous aviez envoyer chercher le procureur d'office des Martres, pour vous informer de cette dispute, je vients prévenir monsieur les questions que je m'attand bien que vous me feriez a ce suhjet sachant toute cette affaire dans le vray je ne peut qu'avoir l'honneur de vous dire que votre domestique a torts, parce qu'il ne s'est fait conoitre à mon fermier, qu'a coup d'épée dans le grand chemin (qu il est très heureux d'avoir éviltée), et n'a dit quil vous appartenoit qu'au martre, il est tout naturel de panser que sy cet homme n'avoil crut d'être atiaquer par un voleur, il ne l'auroit pas conduict devans les juges de M. de Tane, il est très aisé de voir par cette manœuvre lequels des deux a tort, j espère que vous voudrez bien randre justice a qui elle appartient.

J ay l'honneur d'être parfaitement, monsieur, votre très humble et très obéissante servante.

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