ACTE DEUXIÈME
Livini^re nous manque... Jo ne sais pas à quoi il pense, vraiment.
SARAH
Passons-nous de lui : il répétera demain dans la journée, et tout ira bien le soir.
HECTOR
Nous passer de lui? C'est impossible!.,. Notre quadrille sera boiteux!... Ce La Livinière! qu'est-ce qu'il peut faire? Je ne comprends pas qu'on ne soit pas plus sérieux.
MADAME SMORDEN, gaîment.
Mettons M. de La Livinière au Lan de nos petites fêtes.
HECTOR
Si un de ces messieurs, encore, voulait le doubler... Ça irait mal, mais au moins, nous serions au complet. Frossard en est...
FUO.Sj>ARD.
Moi!... oui... oui... j'en suis.
HECTOR
Le comte?... C'est lui qui surveille les mouvements... Le colonel?...
FROSSARD
Ah! non, pas le colonel! Moi je me suis réfugié dans le menuet pour être tranquille!...
HECTOR, voyant Séverac.
Eh bien! mais, Sévera(,-?... voilà notre homme!
SARAH, avec one iaipertineate légèreté.
M. Séverac?... Au fait, c'est vrai: comme aide de camp il n'a rien à faire, ça l'occipera.
Un silence gèoé. — Tout le monde se regarde.
54 LA COMTESSE SARAII
SE VER A G, «'avançant.
Je VOUS remercie, madame, de me faire comprendre si nettement combien je suis peu à ma place dans votre maison.
SA.RAH, après un temps.
Mais, monsieur, je ne sais pas comment vous interprétez mes paroles...
SÉVERAG, très respectueux.
Je les interprète, je crois, comme il convient...
SARAH, sèchement.
A votre aise !
LR COMTE, s'avançant en voyant l'attitude hostile de Sarah et de Séverac.
Qu'y a-t-il donc?
Séverac remonte.
SARAH, avec un rire dédaigneux.
Rien de sérieux. M. Séverac, que j'ai prié de danser avec nous et qui se fâche ! (Remontant.) Allons, mesdames, nos partenaires nous attendent.
Elles sortent du côté du grand salon.
FROSSARD
Je crois que Séverac tient son prétexte...