‹ La comunauté des chirurgiens de RouenChapitre 61 sur 88 · II. — Au médecin pour la visite du soir · texte numérisé non relu

II. — Au médecin pour la visite du soir

1t. — Aux sieurs Veayres et Delamare pour

leur visite du soir . . .... 1 I. 10 s.

Du 20 mai :

It. — Au sieur Lhonoré pour avoir été présent

au pansement 11. 10 s.

It. — Aux sieurs Veayres et Delaimire pour

l’avoir pansé 3 1.

It. — Pour une prise de portion vulnerère. . 2 1.

It. — Au sieur Llionoré pour la visite du soir. 1 1.

It. — Aux sieurs Veayres et Delamare, visite du

soir 1 1. 10 s.

It. — Pour un lavement composé. .... 1 1. 5 s.

Du 21 mai :

It. — Au sieur Lhonoré présent au pansement. I 1. 10 s. It. — Aux sieurs Veayres et Delamare pour le

pansement 3 1.

It. — Pour une prise de portion de vulnerère. 2 1.

It. — Au sieur Llionoré, visite du soir ... 11.

It. — Aux sieurs Veayre et Delamare, visites du

soir 1 1 . 10s.

Du 22. — Mômes visites matin et soir et pansements 7 1.

Nous abrégeons pour éviter les redites; mais le mémoire continue chaque jour le même détail pendant plus de six grandes pages de papier, dit aujourd’hui papier d’écolier. Nous ne notons que les détails du traitement :

Ce même 22, un lavement composé et une portion vulnerère, en tout 3 1. os.

Le 23, môme répétition.

Le 24, id. , plus un pot d’emplâtre de 8 livres.

Le 2o, id., toujours lavement et potion (portion).

Le 26, deux pansements, un juillet cordial de 3 livres et le lavement.

Le 27, phyolle d’huile de rose et lavement.

Le 28, un pot de digestif, le lavement et la potion.

Le 29, la potion seule.

Le 30, le lavement.

Le 31, le lavement, la portion et une liole d’huile.

Le Ier juin, la portion et le lavement.

Le 2 — le lavement.

Le 3 — un pot d’emplâtre, le lavement et la portion.

Le 4 — lavement, portion et un pot de digestif.

Le 2 — lavement et portion.

Le 6 — id.

Le 7 — lavement et saignée.

Le 8 — lavement et portion.

Les 9, 10, 11 juin, lavement et portion.

Le 12 juin, en plus saignée.

Puis la liste continue, se répétant les 13, 14, 15, 16 juin, etc., chaque jour pansement le matin et visite le soir médecins et chirurgiens. Tous les 3 ou 4 jours on renouvelle le pot d’emplâtre, la liole d’huile de rose ou le digestif. — Ainsi jusqu’au 14 juillet; alors le mémoire porte :

Pour l’avoir pansé pendant quinze jours, qui a été la fin de la guérison de la plaie, et comme il restait des accidents fâcheux qui étaient l’impuissance de se tenir debout ni marcher avec une grande douleur vers la partie nerveuse du diaphragme qui est vers les vertèbres des lombes, comme aussi une grande difficulté de respirer, avec douleur dans la poitrine, lesquels accidents n’avaient point cessé par tous les grands remèdes qui lui avaient été administrés ci devant, il fut fait consultation par le sieur Houppeville, médecin, le sieur Grouchy, chirurgien juré, et le médecin et le chirurgien qui le voyaient et le pansaient dans sa maladie, où il fut arrêté qu’on lui donnerait pendant trois semaines, tous les matins, du lait de vache nouvellement trait en entrant dans le bain, et, à l’issue du bain, il prendrait un lavement composé et le soir une prise de portion vulnerère (sir) ; qu’il serait purgé deux fois la semaine pendant qu’il prendrait des bains. Il fut arrêté qu’il userait pendant un mois d’un sirop propre pour la poitrine dont la composition fut arrêtée dans la consultation. Tous lesquels remèdes ont été administrés, et mis dans les bains pendant un mois ou six semaines par le dit Veayres, chirurgien ordinaire du dit Miot. Pour quoi il lui convient tant pour avoir fourni tous les remèdes qu’avoir employé deux heures par jour dans le bain, que pour l’avoir visité tous les jours 130 1.

Au médecin pour l’avoir visité deux fois par jour pendant le dit temps 60 I.

Pour deux rapports qui ne sont pas employés dans le contenu du mémoire 12 1.

Somme toute.

Le Capitaine Miot était assigné par huissier devant le lieutenant général pour se voir condamné à solder ce mémoire et il dut s’exécuter. {Ardu, liasse 249.)

Chirurgien et client.

— 1777. — A Versailles, jugement entre le chirurgien Barre de Montreuil et Pierre Mulot, maraîcher, qui refusait de payer son chirurgien et demandait une pension de 500 livres pour lésion des tendons de la main. Le maraîcher condamné à payer les 156 livres d’honoraires plus les dépenses, le chirurgien ayant agi suivant les règles de l’art suivant le rapport d’Andouillel, premier chirurgien du Boy, et Marrigues, chirurgien de Versailles. (Arch., liasse 147.)

Visites domiciliaires. — Incidents.

4655. — A propos des visites îles gardes chez les délinquants il arriva en 1654 que les 3 gardes d’alors David Delamare, Nicolas de Manteville et Louys Le Houé ayant été visiter la maison de plusieurs contrevenants : Quentin, des Bosiers, Laurens Piot, Antoine Le Clerc et autres qui n’étant que barbiers étuvistes exerçaient la chirurgie sans mandat, entrèrent dans la maison du dit Piot, dit « Mont-Sacré ». Celui-ci avec l’assistance de sa femme et de plusieurs personnes qu’il avait assemblées à ce dessein, avait enfermé les gardes dans sa maison et iceux battus et excédés outrageusement à coups de bâton, de poings et de pieds ; et non contents de cet excès il les avait ensuite fait sortir et continué de les battre et excéder dans la rue, avec des injures atroces au grand scandale du public, et ayant fait clameur de Haro sur eux, il les avait fait conduire par un huissier du parlement devant le sieur Desmarets, conseiller en iceluy.

Il fallut pour avoir justice que les gardes allassent jusqu’en cassation, au conseil privé du Boy. 24 septembre 1655.

1689. — Visite des gardes rue du Bon Espoir chez un nommé Lefer qui pratique la barberie sans droits; ils le trouvent à 8 heures du soir rasant un individu. Le sergent Saunier qui les accompagne veut saisir les ustensiles, mais Lefer ameute la rue en criant « tue! tue! au voleur! on m’assassine » et le sergent est obligé de s’eu aller en convoquant le délinquant au bailliage. (Arch., liasse 253 .)

1717. — Sommation des jurés royaux Chupault et François Thibaut aux gardes des Barbiers d’avoir à être présents aux visites des chirurgiens. Visite à la boutique de Hérout, perruquier au faubourg Cauchoise, « boutique à usage de barbier devant laquelle se trouve une montre de verre et est écrit sur le bois de la dite montre : « céans on fait le poil proprement » et dans la dite boutique est reporté trois chaises à usage de barbier, une tête de bois, une table sur laquelle est un peigne à peigner cheveux avec des cheveux prêts à tresser, plusieurs rasoirs et peignes à peigner cheveux, un coquemard d’étaim, un linge à barbe déployé étalé sur une des dites chaises.

Interrogé de quel droit il tenait boutique ouverte, a répondu qu’il avait à bail le privilège d’un sieur Maillard. Or, ce Maillard tenait une autre boutique ouverte rue aux Ours.

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