‹ La conciliation et l'arbitrage dans la marine marchandeChapitre 15 sur 26 · O2 OT · texte numérisé non relu

O2 OT

LA GUERRE DE 1914 ET L'APRÈS-GUERRE IMMÉDIATE Il

Par une nouvelle lettre du 28 novembre 1993, la Fédération nationale des syndicats maritimes demanda au Comité central des armateurs de France le rajustement des soldes sur la base de barème présenté au moins de février précédent. Cette demande fut repoussée comme dénuée de fordement valable, le régime d'allocations familiales qui venait d'entrer en application dans la marine marchande répondant par avance aux préoccupations dont l’organisation des gens de mer s'était faite l’interprète en invoquant la hausse du prix de la vie. Cet argument ne convainquit pas la Fédération des syndicats maritimes, qui déclara quelques semaines plus tard maintenir sans changement les demandes présentées le 28 novembre précédent sur le relèvement des salaires. À son tour, le Comité des armeteurs annonça qu'il s’en tenait à son point de vue, soutenu par les manifestations de nombreux équipages en faveur du régime d'allocations familiales récemment instauré.

Toute entente amiable s’avérait impossible, mais l’irsistance des organisations syndicales maritimes à réclamer un arbitrage pouvait apparaître comme le signe d’un état d’esprit nouveau chez les marins. Il sembla aux pouvoirs publics qu'il fallait profiter sans retard de ces dispositiors favorables à la solution pacifique des différends d'ordre collectif. La réforme du règlement d'administration publique du 19 mars 1910, qui n’était toujours pas abrogé, il mise à l’étude. C’est là l’origine du décret du 25 septembre 1925 et des textes qui s’ensuivirent. ô

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