‹ La conciliation et l'arbitrage en matière de conflits collectifs entre patrons et ouvriers ou employésChapitre 26 sur 40 · Morisseaux, Législation du travail en Allemagne, p · texte numérisé non relu

Morisseaux, Législation du travail en Allemagne, p

vernement, n'ait pas mieux réussi que les tribunaux industriels en Allemagne. Dira-t-on que les mœursanglaises ne se prêtent pas à la conciliation ? On ne saurait le prétendre. Et alors il faut bien reconnaître que ce ne sont pas les mœurs seules qu'il faut mettre en cause, mais bien le principe même de tous les conseils (jui n"ont pas un caractère corporatif, qui n'émanent pas de la profession même dans laquelle se produit le différend.

En terminant cet aperçu des institutions de conciliation et d'arbitrage en Allemagne, nous devons dire un mot des résultats dus à l'initiative privée. Quelques directeurs d'usines ont créé non pas des conseils d'arbitrage, mais desimpies chambres consultatives qui donnent d'excellents résultats. Voici par exemple quel est le système adopté à la brasserie Schulthein à Berlin, dont M. Roesicke, député au Reichstag, est le directeur (2). Les 350 ouvriers qu'elle emploie sont divisés en 6 catégories. Chaque groupe élit 2, 8, 4 membres selon son importance numérique. L'ensemble des ouvriers forme « FArbeiterausschuss » ou collège des ouvriers que la direction consulte sur toutes les questions relatives au contrat de travail. Ce collège d'ouvriers rappelle par certains côtés les chambres d'explications qui existent en Belgique. Il

1. ^L Max Sering, dans son ouvrage sur « ]es conseils d'ouvriers dans l'industrie allemande » ne cile pas moins de 40 conseils d'usine dans les industries les plus diverses. Le plus ancien de ces conseils est celui du tissage mécanique David Pelers à Neviges-Elberfeld, institué le 24septembre 1861.

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