LES PETITES ILES DÉPENDANTES DE MADAGASCAR DANS LE CANAL DE MOZAMBIQUE
EuROPA, JùAN DE NovA OU Saint-Christophe, Bassas da India
ou LA Bague d'émeraude.
Importance de ces Iles
AU POINT de vue de LA STRATÉGIE COMMERCIALE. Le manque DE RENSEIGNEMENTS ET l'INDIFFÉRENCE FRANÇAISE.
Je ne veux pas parler ici des petite îles qui longent la côte Ouest-Sud-Ouest de Madagascar, si accidentée elle-même comme les iles Chesterfield, le Banc de Pracel, les îles Barren ou
Carte du Canal de Mozambique.
stériles, etc, parce qu'elles sont relativement connues, mais bien des trois iles plus éloignées et^comme perdues au milieu de ce large bras de mer que l'on est convenu d'appeler le Canal de Mozambique et qui sont par ordre d'importance relative: Bassasda-India^ Europa: et Juan de Nova^ ou Saint-Chrislophe.
Sur ce© trois îles les renseignements font absolument défaut et Ton est vraiment douloureusement surpris qu'il ne soit seulement jamais venu à l'idée du Ministre des Colonies de faire dresser des cartes détaillées de toutes les possessions, de toutes les îles qui appartiennent à la France à travers le monde.
Seul M. Paul Pelet, dans son très Bel Atlas des Colonies Françaises, a eu l'idée de nous donner une petite carte d'Europa et si je len remercie vivement, je regrette bien qu'il ne l'ait point fait pour les deux autres.
Dans de telles conditions et absolument désarmé, comme je voulais quand même parler de ces trois petites îles à mes lecteurs, il ne me restait plus qu'à consulter Les Instructions Nautiques et en voici la copie exacte, un peu aride, mais nécessaire cependant (1) :
4o l'île europa
L'île Europa est située par 22o19'4d'S. et 38o7'15*' E. points N. E., à 450 milles de la côte de Madagascar, à 5 milles de l'E.-N.-E. à rO.-S.-O, et peut être aperçue de 12 à 45 milles. Sa hauteur maxima est d'environ 25 mètres et sa hauteur moyenne de 42 mètres. Elle mesure environ 4 milles de diamètre. Elle est inhabitée, sablonneuse, dominée de places en places par quelques monticules et boisée en partie d'arbres nains et de buissons; quelques rares filons épars indiquent probablement la possibilité d'y trouver de l'eau en creusant le sol.
Quelques chèvres vivent sur l'ile, et les tortues y abondent.
On peut y trouver de l'eau <louce. Les pêcheurs qui y séjournent distillent l'eau de • mer.
L'île n'est visitée que par des expéditions de pêches entreprises par des maisons de commerce de Nossi-Bé.
(1) Instructions nautiques sur Madagascar et les iles de VOcèan Indien méridional^ Paris, Imprimei^ie Nationale, 1885.
Voir ie pl?.n sur la carte anglaise n» 851 : ces renseignements sont extraits de LWfrica Pitot, partie III.
On n'y trouve aucun mouillage sûr ; on peut laisser tomber un pied d'ancre sur le bord du récif de corail sous le vent de rile, mais sans avantage possible si le vent vient à sortir.
La côte Est est défendue par des falaises verticales, parais-, sant accores à leur pied ; on n'a pu y trouver de mouillage, et il . n'existe aucun récif dafls cette partie, sauf à la pointe N.-E. où un récif s'étend à 4/2 encablure et où l'on trouve de 22 à 24 mètres d'eau à une encablure au large.
Sur le côté Nord se montre un récif de corail, plat, visible aux basses mers des syzygies, qui s'étend à une distance de 1/4
Carte de l'île Europa.
de mille à 4/2 mille de terre et se termine à la pointe N. 0. Là on rencontre une petite plage accore permettant de débarquer par temps modéré. Le plateau de corail est accore et l'on n'a pas fond par 50 mètres à moins de 4 encablure. II se montre bien à basse mer ; mais à tout autre moment il ne doit être approché qu'avec précaution.
En dedans de ce plateau de corail, la côte forme une baie profonde, avec un grand lagon situé dans la partie Est du côté Nord de l'île. Ce lagon s'étend presque jusqu'à la côte Sud ; on n y trouve pas plus de 4 mètre à 4^05 d'eau à basse mer. Le poisson y abonde.
La pointe N.-O. est sablonneuse, garnie de broussailles; un récif la borde à 4 encablure ou 2 encablures. Un navire
pourrait mouiller un peu au sud de la pointe N.-O. par 13 à 20 mètres d'eau, mais très près d'un haut fond de 4m05.
Le côté Ouest est rocheux et semble accore ; la mer y brise avec violence. On pourrait cependant débarquer, en certains endroits, entre les rochers.
Le côté Sud de Tîle est bas et bordé par un récif qui s'étend à 1 mille environ sur le côté S.-O. On n'a pu obtenir de sondes au pied de ce récif. Certains rapports disent que le récif? s'étend plus loin, mais ce côté de File, étant celui du vent est d'une approche dangereuse et il n'y a pas de renseignements plus précis. ï>
Comme l'on voit, c'est d'une technicité un peu aride, mais cependant il est facile de se rendre compte, avec cette minutieuse description et la carte de M. Paul Pelet, de la forme curieuse de la petite et en même temps très profonde baie intérieure de cette île. On ne peut que regretter qu'elle ait si peu de profondeur à basse mer. Ce lagon intérieur, rempli de poisson comme il l'est, pourrait, avec un peu de bonne volonté être un point de relâche fort utile pour les petit et grand cabotages de Madagascar.
Maintenant voici ce que disent les Instructions Nautiques, dans le même volume sur Tile Juan de Nova :
2o l'île JUAN DE NOVA OU SAINT-CHRISTOPHE
Cette île a 2 milles 4/2 de longueur et se trouve à 24 ou 27 milles dans l'ouest de la partie extérieur du banc de Fraceil. De la dunette d'un grand navire, elle est visible de 42 milles et l'on y aperçoit toujours un grand nombre d'oiseaux de mer. A son centre, il y a une petite élévation couverte de buissons. La hauteur moyenne de l'île est de 5 mètres.
Près de la pointe N. 0, l'île présente un groupe de dunes assez élevées, avec quelque végétation. A peu près au tiers de la plage N., à partir de cette pointe est un village habité, pendant l'hivernage, par les pécheurs de tortues à écaille.
Plus à l'E. la plage se relève en un talus, derrière lequel est une région très boisée.
Pour y accoster on se sert de pirogues de pêcheurs de corail.
Vers le centre de Tile, deux puits donnent de l'eau potable assez bonne.
Mouillage. — Devant la partie Est de Tile gît un hautfond, sur lequel la mer brise et qui se prolonge par de petits.
Carte de l'île Juan de Nova.
fonds jusqu'à 4 mille 4/2 au N. 0. et au N, E. ; à Touest, il j en a un autre qui s'étend à 1 mille ou même davantage.
Le mouillage pendant la mousson de S. 0. se prend a» N.. et au N. E. de l'île, à 4 mille 4/2 ou deux mille, par 43 à 48. mètres, fond de sable; le plateau de sable et de corail sur lequel on mouille est très accore et se distingue par la couleur plus claire de l'eau. La mer en marne de 4 m. 5 aux marées des. Syzygies. Il existe le long de la côte Est, une petite crique où les pêcheurs de tortues abritent leurs boutres, pendant le temps de leur séjour, entre les mois de Juillet et de Février.
Un haut- fond pourrait exister (d'après le commandant Fdlert, 4879) dans les environs du point suivant: 47© 35' S. et 40o22' E., ce navire ayant reçu dans cette position, par temps, maniable, un très fort coup de mer, ce danger serait à 30 ou 3^ mille dans le S, 4/2 0. de Juan de Nova.
Il est à remarquer qu'il ne faut pas confondre l'île Juan de Nova ou Saint-Christophe, avec la petite île qui portait le même nom autrefois, dans le groupe Farquhar, au N. E. dans l'Océan Indien.
3o ILE BASSAS DA INDIA
Maintenant j'arrive à Bassas da India, à la bague d'émeraude perdue et trop ignorée au beau milieu du canal de Mozambique.
Cette île porte, dans le recueil des instructions nautiques la dénomination caractéristique de : Récifs Bassas da India.
Carte de l'île Bassas da India.
Elle est située à 65 milles dans le N., 37o 0 de l'île Europa, et forme un vaste récif circulaire mesurant 9 milles de diamètre. Sa surface est supérieure à celle des îlesEuropa et Juan de Nova réunies, et au moins deux fois aussi grande que Tîle Europa.
Mais cette étendue est considérablement diminuée par le lagon qui occupe le centre de l'île et absorbe les deux tiers de sa contenance.
Excepté vers le Nord-Ouest, où l'on aperçoit quelques rochers de 3 à 4 mètres de hauteur, éparpillés sur une longueur de 2 ou 3 milles, partout ailleurs, le récif est à fleur d'eau et brise sauf pendant les grandes marées, où il émerge sur quelques
points. A 40 milles de distance, Bassas da India apparaît sous la forme d'une longue ligne de brisants.
Plusieurs ancres gisent sur ce récif, derniers vestiges d'anciennes épaves.
Autour de l'île on a des sondes de 1200, 850 et 370 mètres.
Une passe, praticable pour les embarcations, existe sur le côté Est.
Les eaux du lagon sont peu profondes et d'un vert caractéristique qui tranche violemment sur la couleur indigo de la mer extérieure.
Il n'existe aucun mouillage autour de ces récifs qui sont entourés de profondeurs de plusieurs centaines de mètres.
Europa et Bassas da India se trouvent à peu près par le travers du cap Saint-Vincent et de la baie de Fammotia. Plus haut, dans la partie étroite du canal de Mozambique et plus près, en même temps, de la côte de Madagascar. L'ile Juan de Nova, se trouve à peu près en face de la rivière Ronohé et de Berovina.
Maintenant il est de la plus haute importance, pour nous à tous les points de vue que ces trois îles qui se trouvent entre la côte méridionale de Madagascar et Mozambique, soient occupées par nous.
Il ne faut pas oublier que grâce à Zanzibar, à Mozambique, à Lourenço-Marquez, à Port Natal (Durban) etc., cette partie de l'Océan indien va devenir une des plus actives et des plus commerçantes du monde. Or nous possédons là deux points de stratégie commerciale, de la plus haute importance, quand ça ne serait que pour le grand et le petit cabotages, je veux dire Europa et Juan de Nova, car Bassas da India n'est guère utilisable. Eh bien! il faut que Ton sache que ces îles appartiennent à la France, il faut que Ion nous en donne des cartes, il faut que l'on y installe quatre hommes et un caporal à côté du drapeau tricolore, du moins dans les deux premières. Il faut et il faut impérieusement que le canal de Mozambique reste un canal français et il ne faut pas que, par notre imprévoyance et
notre impéritie, là encore, on me force à parler un jour d'une nouvelle énigme coloniale.
En voilà assez, en voilà trop comme cela, et cette fois, faisons le nécessaire quand nous le pouvons, sur des points qui nous appartiennent et qui sont certainement appelés à rendre les plus grands services à Madagascar, à Majunga, à Maintirano et à TuUear dans un avenir qui ne saurait être éloigné.
Enfin une dernière considération qui a bien son importance: Si Juan ou Judo de Nova n'a que dix kilomètres carrés, Europa en a près de vingt, ce qui.permet déjà de faire quelque chose.
UARCHIPEL DES COMORES
Situé en travers et à rentrée du canal de Mozambique, à peu près à égale distance de la côte septentrionale de Madagascar et de la côte d'Afrique, l'Archipel des Com*es se compose de quatre iles principales, soit la Grande Comore^ au nord-ouest, Mayotte, à l'autre extrémité, au sud-est, et Moheli et Anjouan exactement entre les deux.
Commençons par Mayotte qui est la plus anciennement occupée. Découverte en 4527 par le Portugais Diego Ribéiro, Maoulé, comme disent les indigènes, appartient â la France depuis le 13 juin 4843. Elle a 40 kilomètres de longueur sur 4 à 45 de largeur, avec une superficie de 360 kilomètres carrés, tandis que les îlots qui l'entourent, comme la petite ile de Pamanzi, reliée à Dzaoudzi par une jetée et où se trouvent d'excellents pâturages, l'Ile Zambourou, les îlots Bouzi, Bandéli, Bouni, etc., situés de 4 à 44 kilomètres autour de la côte, ne représentent guère qu'environ 20 kilomètres carrés. Le littoral, très découpé, renferme d'excellents mouillages. Le sol est tourmenté et cependant le Mavegani, le plus haut morne, ne s'élève qu'à 660 mètres.
L'ile est bien arrosée, le climat relativement fiévreux, l'est moins que celui de la côte malgache. Les saisons sèche et plu-^ vieuse alternent sans transition comme la chaleur et le froid au Canada et la température très supportable, varie de + 24» centigrades pendant la saison sèche, à 35» pendant la saison des pluies.
Sa population est composée de braves gens descendant des Arabes, des Comoriens, des noirs d'Afrique et des Malgaches.
Ils sont presque tous musulmans, fait important qu'il ne
faut pas oublier, car il faut employer des procédés de colonisation très libéraux, en appeler à leur loyalisme et respecter leur liberté de conscience, au lieu de les inonder inutilement de missionnaires rapaces et provocateurs.
La langue du pays est le souahéli africain, et parmi les 12.000 habitants, il n'y a guère qu'une cinquantaine d'Européens.
Dzaoudzi, assez insalubre, à été remplacée, comme cheflieu, par Boèni^ sur l'îlot du même nom, qui possède 1.050 habitants, un port excellent et pas d'eau douce, ce qui est particuUèrjBment désagréable dans un pays chaud. Mais, si cela contin re, 'Sapéré^ fondée d'hier, est bientôt destinée à devenir la troisième et définitive capitale de l'île, à cause de la salubrité de son climat et de l'importance de son marché, où se rendent tous les mercantis de Madagascar et de la côte d'Afrique.
Mayotte est couverte de belles forêts composées des bois les plus rares et la culture de la canne à sucre, très développée, a donné jusqu'à 1.400.000 francs à l'exportation en sucre, tafia et rhhim, etc., sans compter les bagasses qui servent à chauffer le four, quand il y en a. Le café y est bon et la vanille de toute première qualité, comme à la Réunion. Pour mon compte personnel, je n'en use pas d'autre depuis longtemps, et je puis m'en portier garant, sans crainte d'être démenti. Le prix en est d'environ 45 francs le kilogramme ; mais, naturellement, il s'agit là des plus belles vanilles givrées.
Les exportations de Mayotte sont d'environ 1.700.000 francs et ses importations de 1.114.000 francs, ce qui indique une situation prospère : mais malheureusement la France n'y figure qu'à peine pour un cinquième, toujours à cause de notre ignorance de nos propres colonies et de la pauvreté de notre marine marchande .
Les indigènes sont souvent trop*paresseux pour tfgpiiller et il y fait trop chaud pour que l'Européen s'y livre aux travaux agricoles. Aussi, si l'on voulait bien mettre en pratique mcn
projet de trouver de la main-d'œuvre parmi les bons libérés qui ne demandent qu'à se relever pai* le travail, comme contremaître, on obtiendrait d'excellents résultats. L'Etat met à la dis« position des colons français des concessions à raison de 40 francs Fhectare. i^n allant y cultiver seulement des caféiers, de la canne à sucre et des vanilliers, même avec un petit capital, c'est la fortune à coup sûr, dans la proportion afférente, au capital engagé, bien entendu.
Maintenant, disons un mot des autres îles, séparées les unes des autres par des fonds considérables et par une distance d'environ 75 kilomètres. Colonisées dès le Xe siècle par des Arabes, sous le nom de KorrCr, les descendants des trafiquants Arabes, Persans, Portugais, Sakalaves chassés de Madagascar par les Hovas, y forment aujourd'hui une fort belle race qui vit à côté de noirs venus de la côte d'Afrique.
Depuis le 42 juillet 4886, les trois îles de la grande Comore, de Mohéli et d'Anjouan, sont placées sous le protectorat de la France. Elles forment une dépendance naturelle de Madagascar, et leur possession complète, tout en tenant compte des sultanats, est d'une nécessité absolue pour la France.
Ces îles ont une grande valeur coloniale, mais le meilleur moyen de se les attacher définitivement, c'est de proclamer bien haut, que la France est une grande nation mahométanne aussi bien que catholique et protestante, et alors ces populations loyales, ne craignant plus pour leurs croyances, nous seront dévouées corps et âmes. Le mot d'ordre devrait être dans- cet archipel : surtout pas de missionnaires fauteurs de guerres civiles, de troubles et de violences. Ce sera l'œuvre du nouveau gouverneur, mon ami Alfred Martineau...
Le sol des îles est plus accidenté qu'à Mayotte ; les mornes d'Anjouan atteignent 4.580 mètres et même dans la grande Comore, on trouve le volcan de Caralala ou la Marmite de feu qui atteint 2.645 mètres.
La superficie totale des trois îles est à peine dé 2.000 kilo- -mùtres carrés, mais le sol toujours très fertile, est couvert
sur un quart de sa superficie de superbes forêts, renfermant les essences les plus précieuses. La flore et la faune sont à peu près les mêmes qu'à Madagascar.
Mêmes observations générales au point de vue du climat et des plantations que pour Mayotte. Sa population totale est d'environ 50.000 âmes et si les sultans subsistent, il y a dans diaque île un résident français qui exerce un protectorat direct au nom de la France.
J'ai dit dans d'autres chapitres comment on ne respectait pas la liberté et les droits des noirs qui sont des hommes comme nous, quoi qu'en puissent dire des blancs infiniment plus sauvages qu'eux. Je neveux pas y revenir aujourd'hui, et, je le répète, je veux croire que le nouveau gouverneur saura, dans cet ordre d'idées, accomplir tout son devoir d'homme libre, de citoyen épris de justice et de bon républicain.
Ce n'est pas en massacrant de pauvres gens inoiïehsifs ou en les déportant sans raison, que l'on s'attache ces populations, sans doute naïves, mais pleines de cœur et ne demandant qu'à vivre en paix sous un régime paternel et humain.
La grande Comore possède environ 20.000 habitants sur 1 .200 kilomètres carrés .
La ville la plus importante est Moroni; elle fait un grand commerce avec Madagascar et la côte d'Afrique. Malheureusement, sa crique, qui ne vaut pas le diable, ne peut laisser pénétrer que les boutres, c'est-à-dire les petits bateaux arabes de ces parages.
Anjouan n'a que 42.000 habitants avec une superficie de 390 kilomètres. Elle est également très bien cultivée et fait beaucoup de canne à sucre.
Mossamoitdou, la capitale du sultanat, possède un marché d'une certaine importance.
Enfin Mohéli, la plus petite des Comores, n'a que 6.000 habitants, répartis sur 230 kilomètres carrés.
Cependant, cette modique ou modeste population, comme il vous plaira, fournit chaque année un millier d'excellents tra-
Tailleurs aux plantations de Mayotte. Sa capitale, Fombouni, est sans intérêt.
Encore une fois ces quatres îles sont admirablement situées, très fertiles, d une grande importance pour nous et d'un grand rapport demain, si nous le voulons.
Pour cela, il n'y a qu a les faire connaître en France et qu'à respecter chez elles la liberté de conscience et le droit des gens, sans s'occuper, ni de la religion, ni de la race, ni de la couleur ^es indigènes.
L'application de ces idées de justice, de liberté et d'humanité doit être tout à la fois l'honneur et le monopole intangible de la République Française, et c'est pourquoi je suis persuadé que Martineau, le nouveau gouverneur, marchera résolument dans cette voie, en empêchant avec fermeté, le retour des crimes d'autrefois contre de pauvres noirs sans défense.-. (1)
POURQUOI ELLES SE MEURENT. — l'AFFAIRE DU 3 AOUT A MOHÉLI.
TOUJOURS LA QUESTION DE LA MAIN d'ŒUVRE.