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à ne pas les exonérer de la corvée. Il prit sur lui toute la responsabilité de cette épouvantable répression et il écrivit ce mot terrible : « Moi, «€ Martin Luther, j'ai versé le sang des paysans « rebelles, car j'ai commandé qu'on les tuât. « Leur sang est vraiment sur ma tête ».
. L'introduction du droit romain entraîna aussi, selon M. Blondel (1) de fâcheuses conséquences pour l’état des paysans à la fin du xv° siècle. Et voici comment il explique cette funeste influence.
Nous sommes à l’époque de la renaissance des études de droit romain, les juristes enthousiasmés, fascinés par la beauté de cette législation croient pouvoir l'appliquer partout, à n'importe quelle organisation sociale. Le droit romain est certes une très belle législation, mais il ne convient pas en toutes circonstances, on en eut la preuve en Allemagne.
Les coutumes germaniques élaborées lentement pendant des siècles, se modifiant sans cesse au gré des événements avaient introduit des nuances diverses de demi-liberté que le droit romain ne connaissait pas. Or, pour faire entrer le code de Justinien dans la pratique, on appliqua à tous ces serfs, à tous ces demi-libres de