‹ La condition essentielle de l'humanitéChapitre 59 sur 86 · LES PRINCIPES DE · texte numérisé non relu

LES PRINCIPES DE

ses derniers fondements l'œuvre de paix inaugurée en 1598, complétée en 1629, admirée et récompensée par l'Europe reconnaissante en 1648. Elles perpétuent l'époque de souffrance la plus longue que la France ait subie. Plus que toute autre erreur, le droit de révolte augmente le danger qu'ont fait naître les défaillances actuelles de l'esprit français , à savoir : l'oubli des bienfaits attachés à la pratique de la Constitution essentielle ; l'ignorance de la distinction qu'il faut établir, chez les nations compliquées, entre les principes permanents et les coutumes variables; le mépris conçu pour toutes les formes de l'autorité; enfin, la perte de « l'esprit national », qui, chez les Anglais, malgré les révolutions, la corruption des rois et la mort violente infligée à l'un d'eux, fait plus que jamais vibrer tous les cœurs au nom de la « vieille Angleterre. » Je me suis conformé au langage habituel des hommes de 1789, en choisissant le titre placé en tête du présent paragraphe. Cependant l'examen que je viens de faire au sujet de ces erreurs démontre qu'elles ne peuvent être classées au rang des principes sociaux. En les jugeant ailleurs, je les ai souvent nommées « les trois faux dogmes de 1789 ».

Le naturalisme.

Les partisans du naturalisme, comme ceux de l'évolutionisme , contrastent, par leurs idées de réforme, avec les hommes de 1789. Ils ne prétendent point appliquer eux-mêmes leurs principes au gouvernement des sociétés. Ils ne songent guère à résumer leurs travaux dans des programmes que les gouvernants pourraient mettre en oeuvre. En général, ils se bornent à publier des livres, où la critique des sociétés actuelles n'aboutit pas à une conclusion. Ils se rattachent à la catégorie des savants , plus qu'à celle des politiques. Les hommes qui, dans cette voie, ont acquis la renommée, ont étudié le monde physique et analysé les faits sociaux. Ils ne répugnent donc point à soumettre ces derniers au contrôle de la méthode d'observation; et l'on peut espérer que les deux doctrines ne porteront pas leurs adeptes à la violence , comme l'ont fait les principes de 1789. Ceux que j'ai connus m'ont toujours fourni avec bonne foi les moyens de m'initier à l'idée maîtresse de leur doctrine et de découvrir les faits qui, suivant moi , en démontrent l'erreur.

Selon les renseignements que j'ai ainsi reçus

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