Bih. Nat. Ms. Moreau 1084, p. 413 et sqs
3. « Thévenin Galiffart homme serf et chatel de Hotenin de Montagu. » (D'après du Cange, Op. cit., vo Capitales homines, $ chevagiers).
de plus imprécis, rappelant l’idée de chevage qui se relie à la condition du bâtard, puisqu’au surplus le texte exprime que Guillaume était né hors mariage.
20 Le formariage.
Sur le formariage, les renseignements sont plus certains et les comptes des collecteurs de mainmortes ont conservé la trace de perceptions faites à l’occasion de mariage de bâtards. C’est ainsi que le compte de LaurentFilleul qui va de l’Ascension 1291 à la Toussaint 1292 porte recette d’une somme de 20 sous perçue, à titre de formariage sur Jean Fouet, bâtard ‘ et le compte de Richard de Verberie, qui va de la Toussaint 1289 à l’Ascension 1290, fait mention de la recette de sommes allant de 5 à 100 sous pour formariage de trois bâtards *.
Une question se pose, d’ailleurs, particulièrement importante en ce qui concerne le problème du servage. Le formariage implique l’idée que celui qui l’acquitte a contracté mariage avec une personne de condition différente *. Dès lors, si le bâtard, par le seul fait de sa naissance irrégulière, est un serf, il doit pouvoir épouser, sans forligner, une personne de condition serve même née en légitime mariage. Autrement dit, pour échapper au formariage, le bâtard peut-il épouser un homme ou une femme de corps, enfant légitime, ou doit-il se restreindre à un conjoint, né lui aussi hors mariage ?
A notre connaissance, un seul texte a répondu à la question * :