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paraissent avoir abouti à des conclusions moins discutées. De ces travaux, nous pouvons dégager les faits essentiels suivants.
Il se fait un transport du son par voie osseuse d’une oreille à l’autre. Une expérience due à Frey le montre :un diapason est vissé dans la pyramide gauche d’un crâne macéré ; plusieurs points symétriques du crâne et un point de la ligne médiàne sont mis en
contact avec un microphone pendant que le diapason
vibre ; le microphone correspond avec un téléphone ; on trouve alors qu’un son partant soit de la pyramide, soit de l’océiput met en vibration le plus for tement le point diamétralement opposé. Une autre expérience simple peut montrer l’existence et la valeur de la transmission du son par la boîte crâmienne (Lermoyez-HauranT, Ann. mal. or., 1910). L’oreille droite d’un sujet À est reliée par un tube otoscopique à l’oreille gauche d’un second sujet B ; un diapason est placé sur l’apophyse mastoïde gauche de À. On constate alors que B perçoit le son de ce diapason à peu près aussi longtemps que A et cela quel que soit le point d’application du pied du diapason sur l’apophyse mastoïde gauche aussi bien que sur l’apophyse mastoïde droite.
Tous les points du crâne ne vibrent pas avec la même intensité. Lorsqu’on place un diapason sur un endroit quelconque du crâne, il existe deux points où la vibration est la plus forte. Ces deux points, diamétralement opposés, sont appelés par Harana-Misuc: : point de vibration maximum primaire et point de vi-
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bration maximum secondaire ; ils se correspondent le
plussouvent. Sur le chemin qui les sépare existe un
point de vibration minimum. Nombreux sont les chemins reliant un primaire à un secondaire et par suite il existe une foule de points de vibration minimum. On obtient une courbe fermée en reliant entre eux ces derniers. Les lignes de direction du son convergent vers le point de vibration maximum et divergent vers
le point de vibration minimum, coupant perpendicu-.
Jairement la courbe de vibration minimum.
Les diverses parties des os n’ont pas le même pouvoir de conduction du son. La susbtance corticale conduit mieux que la spongieuse, l’os sciéreux mieux que le spongieux ; la conduction osseuse est d’autant plus élevée que Los est plus compact (Ivanor). En outre, cet auteur a trouvé que la capacité de conduction de la' substance cérébrale est très mauvaise ; par contre, celle de la dure-mère est très bonne.
Il est classiquement admis que les phénomènes de raréfaction osseuse contribuent chez le vieillard à limiter le pouvoir de conduction des os. D’après PATENOSTRE, Ces phénomènes particulièrement marqués au niveau de la mastoïde expliqueraient pourquoi dans ses expériences 5 /6 des vieillards n’entendaient pas la montre placée sur l'os.
Ces modifications partielles dans la constitution des os du crâne survenant, en général, vers la cinquantaine permettent une certaine indépendance entre les deux labyrinthes et la perception osseuse sur chaque mastoïde reste assez isolée.
On peut dès lors pratiquement négliger dans les examens cochléaires des personnes de cet âge l’audition croisée qui est une des principales causes des difficultés de l’acoumétrie chez les adultes.
Les altérations pathologiques de l’os ne sont pas sans avoir sans doute quelque influence sur la transmission osseuse du son. L’hyperhémie passive, l’œdème, la congestion agissent en modifiant la résonance crânienne. Dans ses expériences, DÉMÉTRIApès montre que la paralysie des vaso-moteurs suivie de la dilatation des vaisseaux augmente la résonance cranienne du côté paralysé ; d’autre part, l’excitation du sympathique provoque sa diminution. L'état des vaso-moteurs et des vaisseaux du crâne joue donc un rôle dans la conduction osseuse. Par ailleurs, des auteurs ont signalé également le rôle Joué par certaines maladies. C’est ainsi que les affections de la boîte crânienne et de son contenu, les maladies du. système nerveux (névroses, psychoses) auraient une influence très nette sur la transmission osseuse. Wan- NER, GELLÉ déclarent que dans ces cas les chiffres de l’audition solidienne sont inférieurs à la normale. Dans trois cas d’épilepsie et dans un de tétanie, Beck arrive à des conclusions identiques, ses malades n'étant atteints d'aucune affection auriculaire. L’explication pour Beck réside dans l’augmentation de la pression endocranienne ou spinale.
Le fait que les os du crâne conduisent le son à l’oreille interne a incité les auteurs à appliquer cette propriété aux diagnostics otologiques. Leurs ‘re-