CHAPITRE TROISIÈME
province fut fédéralisé par décret du 24 mars 1854 (Appendice X).
Des traités existants entre la Confédération Argentine et les nations étrangères, comme pouvant servir de base pour formuler les principes en matière de droit internntional.
La Confédération Argentine^ de même que tous les pays nouveaux qui possèdent une grande étendue de territoire et un petit nombre relatif d'habitants, sans méconnaître les principes généraux du droit des gens^ doit cependant, dans les dispositions de son droit public et international, avoir constamment en vue l'augmentation de sa population et le progrès de son industrie et de son commerce.
Le premier principe de la politique de ces pays doit être d'attirer l'élément étranger, c'est-à-dire population, civilisation, industrie et commerce.
La constitution argentine offre aux étrangers tous les avantages possibles; Texercice des droits civils à régal des nationaux, et des garanties positives de sûreté pour les personnes et les propriétés. Mais elle a poussé plus loin la prévoyance; car, dans un pays si longtemps livré à l'anarchie et au despotisme, une charte peut devenir illusoire ; la constitution a voulu
332 LA GONFËDÉRATION ARGENTINE,
que les garanties fussent accordées aux étrangers, non-seulement en vertu de ses dispositions, mais encore qu'elles fussent rendues obligatoires par des engagements internationaux et immuables, aûn d'assurer pour le présent comme pour l'avenir les droits des étrangers, ce qui rendrait impossible ou du moins très-difûcile T usurpation de ceux qu'elle re« connaît aux nationaux.
Les traités internationaux que la constitution prescrit d'observer sont donc de véritables soutiens de cette constitution elle-même.
Le traité anglo-argentin de 1825 a empêché jadis que Rosas ne fit de la Confédération un autre Paraguay : il a été le plus puissant obstacle aux desseins du dictateur pendant sa trop longue et très-funeste domination.
La Confédération n'a pas à craindre, en signant des traités, de porter préjudice à son industrie, aujourd'hui dans Tenfance, et d'ailleurs la seule vraie protection de l'industrie et du commerce, c'est la liberté, qui permet la concurrence, encourage le progrès et sert les intérêts des consommateurs. La Confédération n'est pas dans les conditions où se trouvaient les États-Unis du Nord, lorsque Washington leur conseillait de ne point se lier par des traités. Les traités que la Confédération a conclus jusqu'à ce jour avec l'étranger contiennent la concession de garanties et de faveurs égales pour tous ; de cette manière il n'y a lieu de craindre la prépondérance