‹ La Confédération argentineChapitre 117 sur 151 · CHAPITRE TBOISIËME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TBOISIËME

poser tacitement au démembrement des nations sud américaines.

Le gouvernement de la province de Buenos-Âyres avait constitué un consul dans cette république ; mais }e gouvernement chilien refusa Vexequatur à sa pa* tente consulaire. Le ministre des affaires étrangères du Chili, dans son message au Congrès de 1855, s'exprime sur cet incident dans les termes sui* vants :

« Le désaccord qui existe entre la Confédération Argentine et Buenos-Âyres a donné lieu à un incident que je crois nécessaire de porter à la connaissance du Congrès. Le gouvernement de Buenos-Âyres avait expédié une patente de consul pour le port de Valparaiso; mais, comme le Chili a reconnu seulement jusqu'à aujourd'hui un seul organe pour les relations extérieures de toutes les provinces confé^ dérées, et que la patente dont il est question n'était pas délivrée par Fautorilé chargée de la direction de ces relations, le gouvernement s'est abstenu de donner Vexeqtmtur qui lui était demandé. »

En agissant de cette manière, on tint compte, entre autres choses, de la nature de la situation de Buenos-Ayres relativement aux autres provinces qui composent la Fédération Argentine. Cette situation n'a pas acquis, jusqu'à présent, le caractère d'une nationalité propre, avec la volonté de la rendre stable et permanente; puisque, par les documents émanés de ses autorités mêmes, cette situation est qualiGée

de momentanée et de transitoire, et elles font entrevoir même la perspective prochaine d'un arrangement amiable, qui doit rendre à la nation argentine son union et sa force primitives. Sur cette appréciation des faits, émanée du pouvoir même qui gouverne Buenos-Ayres, le gouvernement crut qu'il n'était pas conciliable avec la prudence qulun État doit observer dans les questions intérieures d'un autre, d'agir autrement qu'il l'a fait. D'une autre manière, on eût créé peut-être pour plus tard des précédents fâcheux, que dans des pays comme les nôtres, où par malheur surgissent fréquemment des divisions passagères, il ne manquerait pas d'occasion d'invoquer. Le gouvernement de Buenos-Ayres a paru se plaindre de la conduite qu'a adoptée ce ministère dans le cas dont je m'occupe, sans remarquer sans doute qu'elle était fondée sur ses propres actes, pour ne pas donner à l'existence de Buenos-Ayres, comme Ëtat indépendant, le caractère de stabilité nécessaire et que seulement doivent prendre en compte les gouvernements étrangers.

Principes de droit maritime. — La Confédération Argentine, par une loi du 1*' octobre 1856, a adhéré aux quatre points suivants qui forment l'objet de la déclaration signée à Paris, le 16 avril de la même année, par les plénipotentiaires de la Grande-Bretagne, de l'Autriche, de la France, de la Prusse, de la Russie, de la Sardaigne et de la Turquie :

1* La course est abolie;

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