CHAPITRE QUATRIÈME. S
l'amélioration de celles qui existent et l'accélération des transports doubleraient la valeur de la propriété et décupleraient la production, c'est-à-dire produiraient une augmentation notable de la richesse nationale.
La Confédérciiion a aussi à sa disposition une autre source de revenu, encore vierge aujourd'hui, et qui doit, dans peu de temps, lui procurer de grands capitaux : c'est la vente des terres de propriété nationale. On peut, sarfs exagération, évaluer ces terres i\ une huitaine de mille lieues carrées. En les cotant au prix infime de 800 piastres la lieue, ces terres représentent un capital de 24 millions de piastres. La vente de ces terres produirait non-seulement le capital de 24 millions de piastres, mais encore elle amènerait un accroissement considérable et progressif de population, qui augmenterait à son tour le chiffre du revenu, car ce dernier est appelé à suivre une progression encore beaucoup plus rapide que l'accroissement de la population.
Il arrivera indubitablement à la Confédération ce qui s'est réalisé aux États-Unis, si toutefois elle suit la marche qu'elle s'est imposée par la constitution de mai, et si les hommes qui sont appelés à la gouverner se pénètrent bien du but qu'elle s'est proposé et comprennent sainement les intérêts du pays.
En 1792, les revenus des États-Unis s'élevaient seulement a la somme de 5,652,014 piastres, y compris le produit de la vente de terres publiques, et,
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en 1854, ils atteignirent le chiffre de 73,549,705 piastres. En 1 792, les États-Unis comptaient environ 4 millions d'habitants, en 1854 plus de 25 millions. La Confédération Argentine a aussi pour elle l'immense avantage de ne pas > avoir à sa charge une dette semblable à celle qui pesait sur les États-Unis à répoque de la création du gouvernement fédéral, dette qui montait à plus de 75 millions de piastres.