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CHAPITRE CINQUIÈME

DE LA COLO:fISATION DANS U GONFÉDÉllATION ARGENTINE

La Confédération, qui est dotée d'un climat sain, d'abondantes richesses naturelles et surtout d'un sol fertile arrosé par un grand nombre de fleuves et de rivières, présente toutes les conditions essentielles d'une grande prospérité future, qu'elle atteindra par l'exploitation de ces trésors naturels, et d'autant plus promptement que sa population prendra un accroissement plus rapide.

Cet accroissement indispensable ne peut se borner à celui que produira normalement la population actuelle, car il faudrait des siècles pour que ce million d'habitants disséminés sur plus de 80,000 lieues carrées amenât la population relative de la Confédération à la hauteur de celle des pays les moins peuplés de l'Europe.

11 esl donc nécessaire d'appeler l'émigration étrangère comme élément de richesse et de prospérité en même temps que de stabilité et d'existence pour son jeune gouvernement.

On a pu juger, parla constitution argentine, que ce principe a été hautement reconnu par les législateurs du congrès constituant; car cette constitution, qui est leur œuvre, contient les dispositions les plus libérales en faveur des étrangers et de la colonisation.

Deux points doivent appeler l'attention des émigrants lorsqu'ils se décident à abandonner leur patrie pour transporter à l'étranger leur industrie, leur capital et leur intelligence, ce sont : les avantages matériels que leur offre le pays vers lequel ils ont tourné les yeux et les institutions qui le régissent. Pour que les émigrants n'éprouvent pas de déceptions et qu'ils puissent abandonner leur patrie sans crainte pour l'avenir qui leur est réservé dans leur expatriation, il faut que ces deux conditions essentielles répondent à tous leurs désii^.

La Confédération Argentine est bien certainement, sous tous les rapports, la contrée américaine la plus favorable à l'immigration ; elle possède tous les avantages que celle-ci doit exiger. Loin d'excepter dans l'Amérique du Nord les États-Unis et Je Mexique, pour la préférence à donner à la Confédération Argentine, il faut signaler ces deux Ëtats comme peu convenables à l'immigration, le premier

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