‹ La Confédération argentineChapitre 59 sur 151 · San Francisco. . . 4,000 n · texte numérisé non relu

San Francisco. . . 4,000 n

8'Nogoli 3,800 »

Total.. . . 32,000 habi Unis.

GR.iNO CHAGO ARGENTIN.

Ce vaste territoire, exclusivement peuplé de tribus d'indiens Sauvages dont il est difQcile de calculer le nombre, que, d'ailleurs, Ton ne croit pas considérable, est borné à Test par les fleuves Parana et Paraguay; au nord, par le 22^ degré de latitude sud depuis son point de rencontre avec le fleuve du Paraguay jusqu'à la province de Tarifa; à Touest, par les provinces de Salta, ïucuman et Santiago del Estero; au sud^ par celle de Santa Fé. Cette grande étendue de terrain présente un peu d'ondulations, sa surface est couverte presque partout d*une couche épaisse de terre végétale d'une grande ferlililé. Cette contrée offre de très-bons pâturages qu'arrosent trois grands fleuves, Salado, Vermejo et Pilcomayo, et de nombreuses rivières aux bords desquelles

cuâpitre deuxième. n\

existent d'immenses forêts renfermant de magnifiques arbres d'espèces très-variées.

FiC Chaco possède aussi une infinité de lacs, dont quelques-uns d'une grande étendue.

Le climat du Chaco varie, suivant les localités, entre celui de Corrienles et du Paraguay; les chaleurs sont fortes en été, et l'atmosphère généralement humide.

Les Indiens qui habitent ce territoire sont connus sous le nom de Tobas, Âbipones, Mataguayos, Mocovies, etc. Ils sont presque constamment en guerre entre eux. Ce sont les Mocovies, qui, d'ordinaire, font des incursions dans les provinces de Cordova, Santa Fé et Santiago dcl Eslero. Les tribus qui occupent la partie du Chaco limitrophe de Tucuman, de Salla et de Jujuy, sont moins hostiles à la civilisalion; un grand nombre d'entre eux vont travailler dans les plantations de canne et les fabriques de sucre de ces provinces. Les Tobas qui sont établis visà-vis de Corrientes s'occupent de la coupe des bois qu'ils vont vendre dans cette ville, et beaucoup d'entre eux vont même travailler à Corrientes. Les armes des Tobas sont la lance et l'arc qu'ils manient avec beaucoup d'habileté. Les Mocovies se servent de la lance*.

* Nous croyons devoir appeler Tattention du lecteur sur un travail très-intéressant de M. Amédée Jaaiues, inséré dans la Revue de Paris, livr. du 1" et du 15 mars 1857, et intitulé : Exctirîions

Richesses niini'rales et l'tnl de l'industrie niinit'rc dans les dlfrérentes provinces. — Carrières et tours à chaux dans la province d'Entre Rios.

Los provinces argentines riveraines des fleuves Parana et Uruguay se composent en grande partie

dans Vintérieur de la Confédératwi Argentine. — Le Rio Salada et le Chaco,

L'auteur avait pris part à une expédition cliargée d'explorer le territoire des environs de Chacao, afin d'assurer et de reculer, au besoin, les frontières des provines. Ces articles contiennent le récit de rexpédition; ils renferment des renseignements curieux sur les mœurs des Indiens, des détails sur les productions du sol, et font ressortir tous les avantages que promettent à Téniigration les ressources immenses d'un pays fertile abandonné, pour ainsi dire, aux excursions vagabondes des peuplades sauN'ages.

Pour ne pas grossir notre volume outre mesure, nous nous sommes abstenu, à regret, de faire au travail de M. Jacques de nombreiLx emprunts. Nous ne pouvons, toutefois, résister au plaisir de reproduire quelques-unes des jilinîses chaleureuses par lesquelles il appelle les émigr.mts vers ces contrées favorisées du ciel.

« La colonisation arnu'e serait déjà, par elle-même, en même temj)s qu'une source de richesse assurée et poiu* les colons et pour le pays, un moyen de défense pour ce dernier. Qu on rapi>elle donc à grands cris, et que, par tous les moyens possibles, au prix de tous les sacrifices, on la seconde et on la protège. La libéralité est ici pins

quune vertu, c'est une bonne affaire Vous tous qui, dans les

rangs pressés de la population européenne, n'avez pu trouver votre place au soleil, et vous autres qui, dans les cités tumultueuses des bords de l'Océan, restez attachés aux chances d'un salaire ehétif et

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de terrains d'allavion et de terrains secondaires et tertiaires, tandis que celles qui se rapprochent des Andes sont formées do terrains primitifs.

Si Ton parcourt la Cordilièrc depuis les confins de la province de Mcndoza au sud jusqu'à Téquateur, Texamen des riches mines de métaux précieux, en activité ou abandonnées, sur une aussi grande étendue, démontrera que le versant oriental des Andes est au moins aussi riche que le versant occidental. En se limitant au territoire argentin, nous rencon-

préi-airo, si vous en avez le jiouvoir, si vous vous sentez du couraj;(' et (le 1^ forée, si vous êtes laborieux et sobres, s'il vous reste endu (car il faut cela encore) quelcjnes minces ressources pour confier à la terre quchines semences et attendre (|u>lle vous les rende au centuple, unissez-vous, et venez ici avec confiance. Vous trouverez, dans œs plaines lointaines et désertes, qui n'attendent, pour se couvrir de moissons et de fruits, que Teffort de vos bras, un calme

que ne troubleront point les agitations de la politique Vous y

trouverez enfin une population douce, amie de Tétranger, résignée et s«Tviable, qui vous j^rêtera Taide de ses bras et le bénéfice de son babilude du pays, en retour d'une poignée de maïs et de quelqui's leçons de culture oiTertes avec* amitié. Quant à la terre, vous la connaissez, si vous avez lu ces pages : très-diverse par ses qualités, mais toujours féconde ; traversée par une rivière navigable qui fournit, outre ses irrigations naturelles, un instrument docile à toute irrigation îirtificielle, échaufTée par un soleil généreux qui la féconde sans la brûler, elle < st propre à toutes les cultures, et vous rendra tous les iniits, ceux des tropiques comme ceux des régions tempérées. Au bout de peu de mois, elle aura pourvu à tous vos l}esoins; au bout de ])eu d'années, elle vous aura faits heureux et riches, si la fortune et le l)onheur consistent, conmie je le crois, dans l'activité réglée d'un travail productif, qui donne au travailleur le nécessaire pour lui-même et le sujïerflu pour son prochain. »

treroDS, au sud de la province de Mendoza, la fameuse montagne de Payen, couverte de mines d'argent qui ont été exploitées autrefois et sont aujourd'hui au pouvoir des Indiens sauvages; en continuant au nord, les mines Uspallata, riches en minerais d'or, d'argent et de cuivre. Plus au nord encore, la province de San Juan offre les mines d'or de Galihan et de Guachi, dont l'exploitation est restante, et celles d'argent et de cuivre du Pic de Palo; à l'est de ces mines, les célèbres mines d'or de la Carolina, dans la province de San Luis, et celles d'argent de Cordova. En suivant de nouveau la ligne de la Cordilière, au nord de San Juan, on rencontre la fameuse cliainc de montagnes de Famatina, qui contient d'immenses richesses en minerais d'or et d'argent. Plus au nord encore, les mines d'or, d'argent et de cuivre de Anconquija, dans la province de Calamarca, et, à Test de celles-ci, celles d'argent de Huaschascienega, de la province de Tucuman; enGn, au nord et sur les confins de la province du Jujuy, les riches minerais d'or de la Rinconada, et ceux d'argent et de cuivre des montagnes du Toro et du Giganle.

L'espace compris entre ces mines a été à peine foulé par le pied de l'homme depuis l'époque de la conquête de l'Amérique, et, s'il l'a été, les personnes qui l'ont parcouru avaient à peine une idée de ce que pourrait être une mine. Il y a nécessairement dans ces contrées, où sont disséminées tant de ri-

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