‹ La Confédération argentineChapitre 61 sur 151 · CHAPITRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME

Jiisqu'îi présent, rexploitntîon des mines a eu lieu sur une trop pelite échelle; tous les jours il est fait (le nouvelles découvertes, mais ces richesses rcslent enfouies dans le sein de la terre, car il n'y a ni bras ni capitaux suffisants pour donner à celte in* dustrie Tactivité qu'elle est appelée à avoir plus tard.

Il n'y a pas de doute que de grandes compagnies étrangères, qui se formeraient dans le but de Texploilation des mines de la Confédération, rencontreraient des avantages immenses, car elles pourraient se procurer la propriété des' meilleures mines d'argent et de cuivre à tnVbon prix ; et, en employant les procédés nouveaux et mécaniques pour Textraclion des minerais et leur traitement, et en appelant des ingénieurs habiles à la direction des travaux, on augmenterait le rendement tout en économisant le travail de Thomme, qui est la partie la plus coûteuse de l'exploitation.

La Confédération Afgenline a élé représentée à TExposilion universelle de Paris, en 1855, par une magnifique collection de minéraux qui a obtenu une mention honorifique et une médaille de la société universelledeLondres, pour rencouragement aux arts et à l'industrie; elle fait aujourd'hui partie du musée de l'école impériale des mines de Paris.

Celte collection contenait des blocs de cuivre et de galène argentifère qui ne pesaient pas moins de 500 à 400 livres, cl elle se composait de 182 aboutissants de mines différentes de diverses provinces :

Cordova : Cuivres, blende, galène argentifère, fer et or.

Galamarca : Cuivres, nickel, argent et fer.

La Rioja : Or, argent natif, galène argentifère, cuivré, nickel.

Salta : Kaolin, sel gemme, sables, etc.

Entre Bios : Carbonate de chaux, pierre meulière, pierre à aiguiser, quartz, ocres, etc.

Les autres provinces ne purent concourir par suite du défaut de temps pour l'envoi des minéraux. Les plus riches d'entre elles sont celles de la Rioja, Catamarca, Mendoza, Cordova, Tucuman, San Luis, San Juan, Jujuy et Salta.

CATAMARCA.

L'aspect de cette province est très-varié, de même que son climat, en raison des différentes hauteurs de ses départements, de leur distance à la Cordilière des Andes et de l'influence des forêts et montagnes intérieures.

Trois chaînes de montagnes principales divisent la province, elles courent du nord au sud : les branches de la Cordilière des Andes à l'ouest, la chaîne de montagnes de Ambate unie à celle de Anconquija au centre, et celle de Ancaste à Test.

Les chaînes de montagnes et leurs ramifications renferment d'immenses richesses minérales, peu connues jusqu'à présent, quoique durant ces cinq

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dernières années il ait été concédé plus de 150 mines d'or, d'argent, de cuivre, de nickel.

Or et argent. — L'Anconquija est formée de roches primitives; on y rencontre égaletnent des roches appartenant aux terrains secondaires. Au nord de cette chaîne de montagnes, au milieu du gneiss^ on a découvert des mines d'argent très-importantes, entre autres la Peregrina et la Desideria ; la première est de chlorure d'argent, qui se présente en masses irrégulières et mamelonnées ; la seconde, de sulfure d* argent et de plomb.

L'Ânconquija et ses ramifications, parmi lesquelles Santa Maria, comptent aujourd'hui plus de quatre* vingts mines dénoncées; quelques-unes sont déjà en voie d'exploitation. Ancaste en possède également un grand nombre.

Les mines d'or qui ont été dénoncées sont au nombre de huit, réparties dans les montagnes de Anconquija, Santa Maria, Atajo, Ancaste et Belen.

Les mines d'argent donnent de 200 à 1,400 marcs d'argent' pour une caisse de minerai, et celles d'or donnent jusqu'à cent onces de métal pur ^

Cuivre. — Les mines de cuivre les plus importantes sont situées dans la chaîne de Atajo, ramification de celle d^\nconquija, qui, contrairement aux

' Une caisse de minerai pèse 64 quintaux, le marc vaut 8 onces. Les nrineurs évaluent presque toujours la richesse des mines par la quantité de marcs de métal contenus dans ce qu'ils appellent une caisse ou 64 quintaux de minerai.

autres chaînes de montagnes de cette province, court de l'est à l'ouest, entre les villes d'Àndalgala et de Santa Maria.

Les filons sont situes sur les hauteurs et existent dans toute l'étendue de la montagne. L'Âtajo est formé de granit dans son centre, et de roches porphyriques en décomposition à ses extrémités. C'est sur ces points que l'on a trouvé le minerai de cuivre en plus grande abondance, et c'est aussi là qu'ont été établis les travaux d'exploitation.

La partie ouest de la chaîne est connue sous le nom de mines d'Àtajo, et celle de l'est sous celui de mines des Capillitas. Il existe entre ces deux points d'exploitation une distance de trois lieues. Le minerai existe dans une gangue argileuse ou argilo-calcaire plus ou moins dure et compacte. Le terrain des mines d'Atajo est beaucoup plus dur que celui des Capillitas.

La découverte des mines des Capillitas a dû avoir lieu au commencement du siècle passé, époque à laquelle il se forma une société d'Espagnols et de Péruviens pour l'exploitation de l'or et de l'argent que l'on rencontrait à la superficie des mines. On voit encore aujourd'hui les traces de ces anciens travaux, et l'on reconnaît facilement le genre d'opérations métallurgiques auxquelles on soumettait le minerai. La plupart de ces mines avaient été creusées jusqu'à une profondeur de 40 mètres. A différentes fois elles ont été mises en exploitation, mais aban-

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