CHAPITRE DEUXIÈME
données de nouveau, soit par suite des guerres civiles, soit par suite du manque de capitaux et d'intelligence dans les entrepreneurs.
Aujourd'hui les travaux ont été repris avec beaucoup d'activité et de succès dans quelques-unes d'elles. On compte quinze mines en exploitation dans les Capillitas ; parmi elles on peut citer, comme étant les plus riches, les mines suivantes : Restauradora, Rosario, Nueva Esperanza, Isabel, Garlota, Mina Grande, etc.
Le cuivre se rencontre dans ces différentes mines sous divers états : carbonate vert, carbonate bleu, pyrite, sulfure de cuivre gris, etc., etc. Dans ces derniers temps, on a trouvé dans la mine Santa Clara un filon de cuivre natif à l'état d'arborisation.
Les mines de cuivre en exploitation donnent de 35 à 60 pour 100 de métal. Le cuivre obtenu contient 96 pour 100 de métal pur; il est excessivement malléable et renferme une certaine quantité d'or et d'argent, à laquelle il doit sa malléabilité. L'année dernière, les mines de Catamarca ont fourni à l'exportation une quantité considérable de cuivre; il s'est, vendu au port du Rosario de 85 à 100 francs les 100 livres, et, à ce prix, il laisse de grands bénéfices aux producteurs.
Les mines d'Atajo offrent une richesse égale à celle des Capillitas; le minerai est de la même nature que le précédent. Ces mines ont été également l'objet de travaux d'exploitation importants, du
io2 LA CONFÉDÉRATION ARGENTINE.
temps de la domination espagnole, travaux qui consistaient uniquement dans l'extraction de l'or et de l'argent des couches supérieures.
Aujourd'hui il n'existe que deux établissements en activité : celui de Merceditas et celui de Victoria.
L'établissement de Victoria appartient à MM. Lafon et compagnie. Il a été fondé en octobre 1854 pour l'exploitation et la fonte des minerais de cuivre; il est situé dans une vallée formée par les montagnes d'Anconquija et Balastro, et baignée par la rivière Santa Maria. Victoria est à cinq lieues de la ville de Santa Maria et de celle de San José. Les produits se transportent à dos de mulets jusqu'à Tucuman, de là en charrettes jusqu'au Rosario. Le prix de transport, de rétablissement à Tucuman, est de 60 centimes les 25 livres.
Les mines exploitées qui dépendent de Victoria sont : Reslauradora, Santa Clara, Argentina et Peregrina.
Les trois premières fournissent du sulfure de cuivre; Santa Clara donne aussi un peu de cuivre natif. Peregrina donne du chlorure d'argent et du carbonate de fer.
La Restauradora suit la direction de Touest à l'est; Santa Clara, du nord-est; Argentina, du sud au nord, et Peregrina, du sud-ouest au nord-est.
Ces mines s'exploitent au moyen de galeries, et le minerai s'extrait des puits par des tours mis en mouvement par des chevaux.