‹ La Confédération argentineChapitre 76 sur 151 · SAN LUIS ET SAN JUAN · texte numérisé non relu

SAN LUIS ET SAN JUAN

Les contre-forts des Andes/ qui sont interrompus par la profonde vallée du Desaguadero, qui unit les lacs Silvero et BebederO; renaissent à l'orient de ce fleuve, après 9 lieues de plaine, par un vaste talus qui commence les chaînes de San Luis, dont deux branches parallèles de nord à sud servent de limites à cette province, qui est divisée en deux régions principales : celle des montagnes et celle des plaines.

La première est montueuse et accidentée ; ses terrains primitifs sont couverts de terrains d'alluvion, formés de sable et de quartz; elle contient de nombreux gisements métallifères : or, argent, cuivre, plomb, zinc, fer, etc.

La seconde est formée de vastes plaines, légèrement ondulées, arrosées par plusieurs rivières, et couvertes de plantes aromatiques et d'herbes qui croissent dans un terrain très-fertile.

Au nord s'étendent les montagnes de la Carolinu, qui ont donné leur nom aux mines d'or qu'elles renferment. Sur une étendue de 20 lieues de nord à

sud, et 6 d'est à ouest, on trouve des terres aurifères, au sud dans les vallées que forme le Rio Guinto, et au nord dans celles des montagnes de la Caroline. Les vallées les plus riches sont : Ronda, Ârenilla et Durazno. — Environ 600 personnes, hommes, femmes et enfants, s'occupent de la recherche de Tor, mais avec une indifférence incroyable et des moyens d'exploitation plus qu'imparfaits; dans certaines saisons, ils enlèvent la terre et la lavent avec des sébiles de bois : quoi qu*il en soit, ils recueillent annuellement 4,500 à 5,000 onces d'or. Aucun d*eux ne songe h se créer une fortune ou de l'aisance; à peine travaillent-ils pour recueillir la quantité nécessaire pour s'habiller et se nourrir.

liCS mines de la Carolina, travaillées il y a longtemps, furent abandonnées, parce qu'elles s'inondèrent, et les guerres civiles empêchèrent de reprendre les anciens travaux. La mine de Cerro Rico, située à 25 lieues de San Luis, présente une veine de 1,200 mèlres de longueur, courant de nord à sud, sur le versant de la montagne ; elle contient un filon aurifère dans toute son étendue. Les anciens çnineurs la travaillèrent aussi longtemps qu'ils purent opérer Tépuisement des eaux au moyen de seaux, et il est constaté qu'elle donna de brillants résultats. Les immenses et nombreux travaux exécutés dans cette mine viennent, à l'appui de ces renseignements, confirmer sa richesse. On remarque l'ouverture de trois grandes tranchées pratiquées dans le

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