CHAPITRE DEUXIÈME
Pacifique, estsiluc sur le fleuve Parana, à 90 lieues de son embouchure. C'est un port magnifique qui admet des bâtiments calant 12 à 15 pieds d'eau. Ce port est, à peu de différence près, sur la même latitude que Mendoza etValparaiso, point le plus important de la côte chilienne sous le rapport commercial .
La construction d'un chemin de fer qui unirait les deux Océans est possible; l'ingénieur Campbell, auteur des tracés des chemins de fer du Chili, en a fait l'étude par ordre du gouvernement argentin.
Le chemin de fer en construction entre Valparaiso et Santiago du Chili suit sur un trajet de quinze lieues la côte du Pacifique parallèlement à la rivière Âconcagua, et, du point où il se sépare de cette rivière, on construira un embranchement parallèle h son cours jusqu'à Santa Rosa des Andes.
Santa Rosa est située à environ 2,500 pieds audessus du niveau de la mer et à trente lieues de Valparaiso. Le commerce entre Mendo/a et le Chili se fait actuellement par cette ville. La vallée qu'arrose PAconcagua est fertile et cultivée; elle est ouverte jusqu'à quatre lieues au-dessus de Santa Rosa : à cet endroit elle se rétrécit, la rivière devient plus tortueuse -et son courant très-rapide. L'on pourrait construire le chemin de fer jusqu'à ce point et alors continuer par une bonne route ordinaire en suivant l'Âconcagua jusque près de sa source. La distance de Santa Rosa au point -culminant du passage des Andes serait d'environ vingt-quatre lieues marines.
Arrivé au point nommé pied de la montagne^ il faut monter à une élévation de 2,000 pieds dans un très-court espace de terrain ; il faudrait donc dans cet endroit faire des détours sur le versant en adoptant un maximum d'inclinaison* Il serait facile d'éviter cette montée en perçant la montagnes à 1 ,000 pieds de sa base^et en construisant un tunnel qui aurait au plus un mille de longueur. Ce tunnel aurait en outre l'avantage d* éviter une partie des difficultés qu'occasionnent les neiges pendant l'hiver.
Après avoir passé le sommet des Andes à 2,000 pieds plus bas, l'on rencontre la vallée de la rivière /6» Ciievas^ un des principaux tributaires de la rivière de Mendoza. Cette vallée offre une pente naturelle qui facilite la construction du chemin. La route ordinaire se terminerait dans cette vallée et serait continuée par le chemin de fer. L'étendue totale de la route ordinaire serait de 25 à 32 lieues. Le chemin de fer suivrait la vallée formée par la rivière de Mendoza et passerait par Uspallata; d'Uspallata il traverserait les plaines de Lujan; de ce point jusqu'à Mendoza il s'établirait sur un terrain parfaitement uni. La distance totale de Santa Rosa à Mendoza par la route indiquée serait d'environ 73 lieues.
La continuation du chemin de fer vers le Rosario se ferait au travers d'immenses plaines qui s'inclinent graduellement vers 1 Océan; la pente moyenne peut s'évaluer à raison de 4 pieds par mille. On calcule