‹ La Confédération argentineChapitre 89 sur 151 · CHAPITRE DEUXIÈME. m · texte numérisé non relu

CHAPITRE DEUXIÈME. m

que Mendoza a i,800 pieds dMIévation au-dessus du fleuYC Parana, et la distance entre Mendoza et le Kosario est d'environ 180 lieues, à vol d'oiseau; ces points ont une différence de T 35' en longitude. L'on compte actuellement par la route ordinaire 250 lieues de Mendoza au Rosario, mais il y a exagération. Dans ce trajet il y aurait quelques parties, courtes d'ailleurs, qui exigeraient une pente de 30 pieds par mille; mais on peut considérer que la plus grande partie de la ligne serait établie sur un plan presque horizontal. Elle laisserait un peu au nord les collines de San Luis et le Horro, évitant celle de Alto de Yeso^ en passant près du lac Bebedero, traverserait les rios Quinto et Cunrto en cherchant lerio Tercero, afin de se rapprocher de Cordova, d'oà viendrait un embranchement.

Le commerce de Rosario avec Cordova est actuellement très-considérable malgré le haut prix et l'imperfection des moyens de transport; on peut, pour le Rosario, l'évaluer à 8,000 charrettes qui entrent et sortent annuellement avec un chargement de plus de 15,000 tonneaux. Un chemin de fer entre ces deux villes feraient augmenter considérablement le commerce, parce que la diminution du prix de transportet sa rapidité augmenteraient la quanti té des denrées qui sont lobjet du comm erce actuel et fourniraient de nouveaux et importants produits à ce même commerce, qui aujourd'hui pour le prix et la lenteur des moyens de communication n'a pas de débouché.

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Le chemin de Cordova au Rosario, qui a fait l'objet d'une reconnaissance pratique, est uni, sans rochers ni marais; le sol est meuble; peu de ponts, peu de déblais et remblais seront nécessaires ; sa construction sera l'une des moins coûteuses connues. On calcule son prix de revient à 25 millions de francs, pour un parcours de 78 lieues, et son achèvement peut avoir lieu en moins de quatre ans. Les bras et les capitaux manquent pour commencer les travaux ; mais ils ne se feront pas longtemps attendre.

Une société est formée pour la construction de cette route, et la loi du 50 juin 1855 lui a accordé les privilèges et les terrains nécessaires. (Appendice Q). 11 a été pris dans la Confédération, en moins de deux mois de temps, pour près d'un million et demi de francs d'actions.

L'ingénieur Campbell, chargé de l'exploration et du tracé de la ligne, a terminé complètement ses travaux. 11 a présenté au gouvernement argentin tous les plans et devis qu'il a accompagnés d'un mémoire très-intéressant.

M. Campbell dit dans ce travail :

La surface unie des plaines porterait à croire qu'une ligne droite pourrait s'établir entre Cordova et te Parana.ce qui aurait lieu, si seulement on devait avoir égard à la forme et aux ondulations du terrain. J'ai déjà dit que les terrains sont salitreux. que souvent les rivières et les puits donnaient de l'eau impure et salpêtrée. L'expérience acquise par

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