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CHAPITRE DEUXIÈME

le chemin de fer de Gopiapo, au Chili, a démontré que Teau de cette espèce ne peut servir pour les locomotives. Là aussi Teau contient des matières étrangères, et il y eut nécessité de la faire distiller. £n examinant le pays où passerait une ligne droite, j*ai trouvé qu'après avoir passé le Rio Segundo, il n'y a pas de source d'eau pure et que les puits sont plus ou moins salins. Dans ce cas, l'unique moyen serait d'avoir recours à des reprises où Ton pourrait conserver l'eau des pluies. Dans la province de Cordova il y a quelquefois de longues périodes de sécheresse, ce qui rendrait cette méthode précaire pour une ligne aussi étendue. Dans la province de Santa Fé et à mesure que Ton se rapproche du Parana, les pluies sont plus fréquentes et plus abondantes.

Il était donc nécessaire de choisir une route qui n'offrît point cet inconvénient. I^eRio Tercero, un des plus grands de ceux qui prennent leur source dans la montagne de Cordova, après un parcours très-tortueux, débouche dans le Parana à quelques lieues au-dessus du Rosario. C'est une magnifique rivière, de beaucoup d'importance, et dont les eaux sont pures et douces, jusqu'à près de son confluent avec le Saladillo, petite rivière très-salée qui vient dii sud s'unir au Rio Tercero.

La direction du Rio Tercero, de Villa Nueva jusqu'au Zanjon, distance de 45 milles, est favorable à la route quoiqu'un peu au sud de la ligne droite ; et

comme cette partie de la rivière est à mi chemin de Cordova et du Rosario, et que toujours on y trouve de l'eau pure, ce point est important. Pour celte raison j'ai cru convenable de me rapprocher de la rivière près de Villa Nueva. C'est là une raison pour faire dévier un peu la route de la ligne droite, s'il n'y en avait encore une autre.

Il est à désirer que, le plus tôt possible, ce chemin de fer serve aussi pour les provinces du nord et de l'ouest, non-seulement dans l'intérêt du pays, mais encore dans celui du chemin lui-même. En examinant la carte, on voit que la route de Hendoza et de San Luis se rattachera au chemin de fer à Villa Nueva, ce qui offrira une route très-directe entre ces provinces et le fleuve Parana, tandis que, si le chemin de fer suivait une direction plus au nord, le transport en charrettes de Mendoza ou San Luis serait beaucoup plus long. Par conséquent cette ix)ute, mieux qu'aucune autre, sera avantageuse à toutes les provinces.

La ligne adoptée passe aussi plus près des lieux actuellement habités, et en plusieurs points touche les chemins des postes.

Elle possède en outre l'immense avantage de suivre pendant 45 milles les bords d'une belle rivière, ce qui, dans un pays où elles sont rares, donnera aux terrains riverains une valeur comparativement très-élevée. Non-seulement ce point est important pour lagriculture, mais encore de grande

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