PAS
des eurs, ster,
Le chiffre total de la population du Nouveau-Brunswick est de 252,047 dont 85,238 (c’est-à-dire un tiers) sont catholiques et n’ont pas un | seul sénateur de leur croyance sur les 12 nommés!
La population totale de la Nouvelle-Ecosse est de 330,857, dont 86,281 (c'est-à-dire plus d'un quart) sont cc.holiques et n'ont qu'un seul sénateur sur les 12 nommés |
Si Messieurs Cartier, Langevin, Chapais et Belleau ne pouvaient pas influer sur les recommandations faites à la Reine p ur les ministres du Haut- Canada, du Nouveau-Brunswick et de la Nouvelle-Ecosse, ils étaient toutpuissants pour le choix des sénateurs de la province de Québec et l’on vient de voir dans quelle direction ils ont jeté leur influence, leur omni-
potence, 20 Le Conseil Législatif à Vie.
Tout ce que nou avons dit du Sénat à vie s'applique avec autant de force au Conseil Législatif à vie.
Tout le monde s’accordait sur l'opportunité d’avoir une seconde Chambre fédérale, mais constituée sur une base différente de celle que l’on a donnée aux Communes. L'opinion universelle, nous n’en avon aucu doute, aurait voulu un Sénat électif.
Quant au Conseil Législatif, pour la conduite des affaires locaies, c'est uu rouage parfaitement inutile, surtout dans la sphère purement ’aunicipale de notre parlement local.
Le Haut-Canada, plus populeux, plus riche que nous, en a jugé ainsiet n'aura qu'une seule Chambre.
Quant à nous, nous sommes dotés de deux Charabres, dont l’une, le Conseil Législatif, ne fonctionnera pratiquer- »nt que pour entraver la branche populaire, et ne nous coûtera pas moins de $50,000 à $75,000 par année.
M. A. A. Dorion proposa durant la session de 1866 que le Bas-Canada n’eût, comme le Haut-Canada, qu’une seule Chambre d'Assemblée, élue par le peuple, et pas de Conseil Législatif. Le 3 août, 69 députés repoussaient cette demande si sensée et propre à économiser les deniers publics. 31 députés seulement l’appuyèrent. Inutile de dire que les 31 étaient libéraux, el que les 69 composaient la queue de M. Cartier. (1)
Battu sur ce point, mais no1 pas découragé, M. Dorior en persévérant ami du peuple, fit motion que le Conseil Législatif fût élu par le peuple, et dans la même séance, il fut encore vaincu par les mêmes torys, sur
une division de 63 contre 31. (2)