‹ La conférence d'AlgésirasChapitre 100 sur 357 · V<»ir ci-ilossus. pago ùù · texte numérisé non relu

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2. C'est lo. 10 janvier «juo M. Kokovtzof fut rc«;u par rEmperenr.

qui avait vu vers le milieu de janvier le prince de BiilowS se portait garant de la volonté du chancelier d'arriver à une entente et multipliait les projets de transaction, sans qu'on pût, il est vrai, exactement savoir dans quelle mesure ils répondaient aux vues du gouvernement allemand. Lorsque le compte rendu de Tentrelien du 3 février entre MM. Révoil et de Radowitz parvint à Saint-Pétersbourg, le comte Lamsdorf, après en avoir donné connaissance à M. Bompard, lui dit que c'était, à son avis, le premier pas vers une transaction. Désireux cependant d*assurer aux événements, dont lui faisait part le comte Cassini, toute leur efficacité, il offrit à notre ambassadeur de communiquer au comte d'Osten-Sacken, ambassadeur de Russie à Berlin, le télégramme du plénipotentiaire russe à Algésiras, en le chargeant d'en donner lecture au prince de BQlow. Le comte d'Osten-Sacken recevrait en même temps mission de recommander au chancelier la solution approuvée par le comte Cassini. Ainsi le gouvernement allemand saurait, par une autre source que ses propres représentants, quel était, à la conférence, le sentiment dominant.

Si Ton se souvient qu'en causant, le 5 février, avec M. de Radowitz, le plénipotentiaire russe avait formellement reconnu le caractère \/ pratique et acceptable de la solution franco- espagnole ; si Ton note que, dans sa dépêche au comte Lamsdorf, il avait répété cette approbation, en ajoutant que tous ses collègues pensaient comme lui, on appréciera le prix que devait avoir pour nous la démarche prescrite au comte d'Osten-Sacken. Celte démarche marquait directement à Berlin la fidélité de l'appui que la Russie entendait nous prêter. Elle exerçait sur l'Allemagne une pression morale, qui, toute discrète et amicale, avait chance, semblait-il, d'être bien accueillie. Sur les instructions de M. Rouvier, M. Borapard ne se borna pas cependant à en attendre l'eiïet. Kt, dans la soirée du vendredi 9 février, il se rendit de nouveau chez le comte Lamsdorf. Il lui rappela tout ce que, depuis le début de Taffaire, nous avions consenti de concessions. Il lui montra combien il était légitime de demander à l'Allemagne une réciprocité do bons procédés; comment, du reste, une organisation internationale de la police augmenterait à la fois Tanarchie marocaine et les rivalités euro-

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