‹ La conférence d'AlgésirasChapitre 103 sur 357 · Voici la déclaraUon que ftt M. Rouvier · texte numérisé non relu

Voici la déclaraUon que ftt M. Rouvier

4t Si les honorables auteurs de l'interpellaticm ont eu le d<.>ssein de me faire répéter une fois de plus à la tribune um> vérité connui' de tous au dedans et au dehors, on France et en Kurope, à savoir que la presse fruFiraise jouit d'une liberté absolue, sans limites, qu'elle pui.se s<;s inspirations dans son patriotisme, dans l'opinion qu'elle se f.iit des (fuestions (|ui se débattent à i'inlérieur et û l'extérieur, »iuc le gouvernement n'a ni à approuver, ni à

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Néamnioins la volonté d ôcarler les propositions françaises continuait à s^aflirmer dans certains organes, par exemple dans le Lokal'Anzeiger. Toute conclusion ferme dans un sens ou dans l'autre était donc impossible. Il semblait qu'entre les deux routes qui s*offraient à elle, la diplomatie allemande attendit hésitante. Si, à ce moment, rendant justice à nos raisons, elle avait accepté de bonne grâce la solution franco-espagnole qu'elle finit par admettre à la fia de mars; si elle avait demandé pour la police ainsi organisée les garanties que la France accorda sans hésiter, dès qu'on eût consenti à ne donner comme instructeurs aux troupes marocaines que des Français et des Espagnols, la conférence eût duré six semaines de moins et bien des germes de défiance déposés par elle dans les relations internationales eussent été épargnés à TEuropc. Mal informé de notre volonté et de notre capacité de résistance, obsédé de la passion des représailles, le gouvernement allemand ne le comprit pas. Il ne sut pasoa il ne voulut pas voir la situation telle qu elle était. Sans tenir compte de nos concessions, il résolut d'exiger tout ou rien. Et cédant à Tcspoir de nous obliger à de nouveaux sacrifices, il sortit de sa réserve pour marquer tout à coup et sur tous les terrains une inacceptable intransigeance. Au contact succédait le conflit. Ce conflit allait durer sept semaines, mêlée diplomatique à peu près sans précédent où toutes les chancelleries et la plupart des chefs d'État durent tour à tour intervenir.

dt''>.approuver, ni à consnror. ni à inspirer aucun article de presse... {Trè* bien l Très bien !) si o'csl le but que poursuivent les lionorables députés, ils loronl l)ien. jo ponsc. «lo rolircr leur motion.

)) J'ajoute que, s'il en ûtail autrement, il me serait impossible d'accepter un débat aussi peu de jours après la déelaralion que j'ai apportée & la tribune, qui a délini la puiilitiue l'ranraisc à l'extérieur et qui a eu rapprobalioa de la presque unanimité de la Chambre.

M 11 me .sfiait inq)ossible, dis-jo, d'envisager un nouveau débat sur la poliliijue exléri';ure, au moment mémo où la conférence d'Algésiias est appelée à n'^lor de délicates (iucstit>ns {Très bien ! Très bien !)

M Autrement, je serais obligé de demander à la Chambre, profitant d'une latitude que me donne le règlement, d'ajourner l'interpellation sine die (ApplauflitiifOnenlSj. » (Voir Journal officiel du î> février 1906).

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