Voir le Temps. 13 f«.*vrkT 1900. Propos diplomatiques
2. M. de Radowilz donna cette explicalion k M. Whilc et aussi au con^spondant du Temps. M. Joseph Cialtier, qui télégraphia le 45 févrior : « Iah driépucs ne lurent pas sans étonneniont cotte dépêche qui no rapportait pas irvaclnncnt les faits ot on donnait des commentaires erronés. Aussi, avec i)onnu grâce, on uflinna que la dépûehc était inexacte; il y avait, paratt-il. «M-reur do transmission. UWn n'empOche lo télégraphe de transmettre des orn.'urs: il faudra, à laxt-nir. veiller sur cotte particularité. » (Voir le Temps, 1(> fcvrirr.)
3. Voici U* te.xtc do cet article qui cautionnait la dépêche Wolff :
« Gomme nous lavons déjà signalé, d'apn'^s une nouvelle télégraphique d'Alfît'siras, l'examen de la question do la hanque a été interrompu parce t|uc la représentation française a manifesté inopinément le désir de voir la question de la police réglée en premier lieu. A ce qu'on mande en outre d'Algésiras» le sondage confidentiel, k propos de la question de police» a conduit aussît(M û la constatai ion de ces deux contraires : que rAUemagne tient
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déclarait avec désinvolture que tout cela n'avait pas d'importance : « Qui, disait-elle, a pris la première initiative des pourparlers et qui a exprimé à Tun ou à l'autre un désir sur l'ordre de discussion ? C'est véritablement chose d'intérêt secondaire. » La Gazette en pensait autrement, lorsque, secondant l'agence WoltT, elle imputait à la France la responsabilité d'avoir « modifié » cet ordre de discussion. Aussi bien, rindifférence qu'elle afTectait s'accordait mal avec les termes injurieux de sa réplique, qualifiée le jour même de « polémique grossière » par la Gazette de Francfort^. En réalité, en faisant publier par l'agence WolfTle refus de l'Allemagne 4'accepter les propositions françaises, on avait tenté contre la France une manœuvre d'intimidation, qui s'était trouvé déjouée par la publicité qu'elle avait reçue à Paris. Quels étaient l'origine et le but de cette manœuvre? Dans quelles circonstances s'étaitelle développée ? Quel fait nouveau révélait-elle ?
En quittant, le lundi 5 février, M. White et le marquis Visconti- Venosla, M. de Radowitz leur avait dit que M. Révoil lui semblait résolu à ne pas aller plus loin que la solution franco-espagnole et ses deux interlocuteurs lui avaient répondu que cette solution raisonnable était, à leur gré, acceptable pour l'Allemagne*. Il était naturel de penser que cette opinion de ses collègues, s'ajoutant à sa propre impression, déterminerait M. de Radowitz, en demandant à Berlin des instructions, à appuyer la combinaison que déclaraient admissible les représentants de l'Italie et des États-Unis. Il n'était pas moins légitime d'espérer que la chancellerie tiendrait compte de cet avis motivé. Or, le jeudi 8 février, M. de Iladowitz rendait de nouveau visite à M. White et au mar-
fermement à un règlement international, tandis que la France désire. mC*\\v> en dehors dos districts limitrophes do l'Algérie, une organisation qui lui assure absolument la haute main pour l'exercice d»'s attributions de police dans tout le Maroc, dans le cas nuMne. où pour éviter l'apparence d'un protectorat réel, elle vaudrait admettre, dans certains districts, l'exercice d'attributions pareilles pour l'Espagne. »