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qiiis Visconti-Venosla. Il semblait, comme toujours, las et ennuyé. 11 venait, disait-il, de recevoir la réponse à sa demande d'inslruclions du dimanche 4. Et celte réponse était un refus des propositions de la France. Le projet qu on présentait n'était ni celui que M. de liadowitz avait soutenu dans sa conversation avec M. Révoil, ni celui dont il avait parlé à sir Arthur Nicolson^ Ce n'était pas davantage le projet dont M. deStumm avait entretenu M. de Ojeda,ni celui qui avait été suggéré au duc dWlmodovar par le comte de Taltenbach -. Ce n'était enfin aucun de ceux que le baron Speck de Slernburg avait communiqués à Washington'. C'était une huitième variante, consistant à confier la police au Sultan, mais en lui imposant de choisir ses instructeurs parmi les nationaux do trois puissances secondaires. Cette combinaison était singulièrement impratique. Il était, d'autre part, évident que M. Révoil la repousserait, car elle représentait le maximum d'internationalisation. M. de Radowitz qui, sans doute, s'en rendait compte, paraissait médiocrement désireux de la communiquer à son collègue français. Et s'adressant à M. White, il le priait de se charger de la commission. 11 lui demandait, de plus, de défendre auprès de nous cette étrange combinaison. Il ajoutait que le plénipotentiaire américain avait dû ou allait recevoir de Washington Tordre d'agir en ce sens.

M. White, qui n'avait rien reçu et qui probablement était sûr, d'après les dernières instructions de M. Root, de ne rien recevoir de semblable % refusa avec vivacité d'accepter le rôle qui lui était offert. Le marquis Visconti-Vonosta, sollicité lui aussi, refusa également. A dire vrai, le refus de l'un et de l'autre était fort explicable. Connaissant, comme ils les connaissaient, les intentions de M. Révoil, ayant approuvé ses propositions et dit à M. de Radowitz qu'ils les approuvaient*, quelle eût été leur attitude, s'ils eussent recommandé au représentant de la France une solution

L Voir ci-(lossus, pages 130 ol 147.

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