‹ La conférence d'AlgésirasChapitre 114 sur 357 · Voir Livre javne, page · texte numérisé non relu

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valeur l'argument du D*^ Rosen, savait que, si nous avions gardé le droit de solliciter ce mandat général, nousavionsen fait renoncé à l exercer, puisque nous étions prêts à partager la police avec l l'Espagne et à la limiter à huit ports. Il en fil la remarque à M. de Scliœn, qui n'en persista pas moins à nous rendre responsables de tuules les difficultés et à imputer à notre intransigeance la rcsponsabililé d'un échec éventuel : persistance d'autant plus étrange qu'au même moment Guillaume 11, dans une lettre à Nicolas II, assurait que tout allait pour le mieax à Algésiras et que raccord était certain*. On s'étonnerait de cette contradiction, si Ton ne remarquait que, pour concilier l'assurance optimiste du souverain avoc les propos inquiétants ie ses représentants, une seule condition était à la fois nécessaire et suffisante :.que la France capitulât. Ainsi serait maintenu le refus de l'Allemagne et justifiée pourtant la confiance impériale. Par deux chemins difTérents, Tune et l'autre arrivaient au même terme : l'abandon de nos droits et le sacrifice de nos intérêts. Tel était le prix de « l'arrangement » dont l'Empereur se déclarait sûr.

A Rome, une crise ministérielle offrait à l'Allemagne la possibilité d'agir contre nous. Le ministère Forlis était tombé S succombant moins à une faute déterminée qu'aune sorte de difficulté de vivre. Le marquis de San-Giuliano, qui avait envoyé à Algésiras aux lieu et place de M. Silvostrelli, le marquis Visconti-Venosta, disparaissait et était remplacé par le comte Guicciardini. Quant au président du Conseil, le baron Sonnino, on le savait, de goûts v.i d'éducation, tn^s anglais. Néanmoins, à Berlin, on fondait sur lui des espérances. A plusieurs reprises, le comte de Monts, ambassadeur d'Allemagne, qui n'a point le renom d'atténuer ce que peuvent avoir de déplaisant les communications dont il est chargé, alla voir M. Sonnino et le comte Guicciardini. Chaque fois, il leur exposa que rAllomagne, défendant « les intérêts généraux de l'Europe ». comptait doublement sur la fidélité de son allié, il conclut en demandant que des instructions fussent envoyées dans ce sens au plénipotentiaire italien. N'était-ce pas d'ailleurs, ajoutait-il, l'intérêt de l'Italie de « reprendre sa liberté », puisque*

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