‹ La conférence d'AlgésirasChapitre 119 sur 357 · Voir ci-dessus, page · texte numérisé non relu

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ne saurait aller plus loin que rabstenlion, glose évidemment judaïque d*un traité conçu dans une autre pensée, mais à laquelle les circonstances et ce qui se disait, à la conférence mèaie^ des projets du plénipotentiaire italien assuraient des chances de prévaloir. Que faire là contre? D'abord rappeler avec énergie aunoaveau président du Conseil le caractère et la portée des accords franco-italiens, ensuite lui donner limpression qu'il avait affaire, en cette occasion, non pas à la France seule, mais à un bloc franco-anglais, dont l'intime union pouvait faire contrepoids, dans les préoccupations italiennes, à la masse allemande. M. Barrera et M. Kgerlon, actifs et résolus, s'acquittèrent de leur tâche avec un plein succès. M. Darrère, après un premier entrelien avec le comte Guicciardini, aborda la question avec le baron Sonnino. â Tun et à l'autre il expliqua ce que nous attendions de Tllalie et pourquoi. Il rappela les engagements de M. Tilloni, de M. Prinetti et du signataire du premier accord, le marquis Visconti-VeDOSla lui-même. Il faut rendre aux deux hommes d'État italiens cette justice quils rassurèrent M. Barrère le plus galamment du monde. Ils reconnurent que l'Italie, aux termes de ces accords, ne pouvait pas ne pas appuyer nos propositions, à plus forte raison appuyer, contre les nôtres, celles de TAllemagne. Restait, il est vrai, les bruits répandus à Algésiras sur les intentions du marquis Visconti- Venosta. Mais M. Révoil y pourvoirait. Et du moins étions-nous sûrs que rien ne viendrait de Home Técarter de nous. Deux jours après d'ailleurs, l'ambassadeur d'Angleterre soutenait^ par une démarche oHicielle, l'initiative de M. Barrère. Et en indiquant au comte Guicciardini qu'il agissait d'ordre de son gouvernement, il lui déclarait que les propositions de la France méritaient, par leur modération, l'unanime approbation; que l'Angleterre les faisait siennes ; qu'elle était convaincue que l'Italie suivrait son exemple ^

Une iMcIie identique s'imposait à M. Jules Gambon. Il la remplit avec une égale décision. L'intrigue allemande avait porté, au moins à Algésiras, puisque le duc d'Almodovar, droit et bien disposé cependant, avait été jusqu'à la suggestion que Ton sail^ Il

1. Ces entretiens do M. Barrèro et de M. Egerlonavec MM. Sonnino et Guicciardini eurent lieu du IG au 20 février

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