Voir ci-dessous page 377 et suivantes
2. Voir Livre Jaune. Affaires du Maroc, 1901-05, page 122 et Livre Blanc, page 4. Les renvois au Livre Blanc se réfèrent b. la traduction publiée par le Comité de rAfricpic française.
Le prince de Radolin trouve ces déclarations « très naturelles et parfaitement jusUfiées ». Quinze jours après, le traité est signé et aussitôt publié par les soins du gouvernement anglais. Aucune communication spéciale n*en est faile par la France aux puissances qui n*ont pas pris part à la négociation. M. Delcassé télégraphie seulement à M. Bihourd, notre ambassadeur à Berlin, de répéter au secrétaire d*État allemand ce qu'il a déjà dit au prince de Radolin de notre respect pour les intérêts de tous^ Avant môme que cette démarche ne s'accomplisse^ le chancelier de TËmpire parle au Reichstag le 12 et le 14 avril*. Le 12, il déclare qu'il n'a aucune raison de supposer que l'accord franco-anglais soit dirigé contre une puissance quelconque : « Nous n'avons, au point de vue des intérêts allemands (en général), rien à y objecter... En ce qui concerne le Maroc... nous avons là avant tout des intérêts commerciaux. Nous devons les protéger et nous les protégerons. Nous n'avons aucun sujet de redouter qu'ils puissent être méconnus ou lésés. » Le M, nouveau discours confirmant la résolution d'observer ce une politique de calme réfléchi et même de réserve,... de ne pas lancer le pays (à propos du Maroc) dans une aventure ».
Il semble donc que le gouvernement allemand rend justice à l'esprit dont s'inspire l'accord franco-anglais. Il ne se plaint pas, en tout cas, de l'absence de notification. Sans doute, le parti colonial fait entendre quelques protestations ^ Sans doute aussi, notre ambassadeur à Berlin ne paraît pas penser que « la réserve » de l'Allemagne doive durer toujours \ Mais rien ne permet de prévoir inquiétude ni hostilité. De même, lorsque, le 7 octobre, M. Bihourd annonce la signature du traité franco -espagnol, dont, huit jours après, il remettra le texte, aucune objection n'est for« mulée et l'on enregistre purement et simplement notre engagement de maintenir la liberté commerciale. Le secrétaire d'Ëtat, baron de Richthofen, marque même à celle occasion que l'Allemagne n'attache aux affaires marocaines qu'un intérêt purement