Voir Livre Jaune, page
économique*. L'année 1904 s'achève donc, du côté allenaand, sur une impression de sécurité.
Tandis qu'en Europe ces événements se déroulent, nous avons au Maroc, — avec un excès de lenteur, il est vrai — poursuivi la réalisation des principes posés le 8 avril. Fidèles à notre attitude antérieure, nous nous sommes bornés, comme les années précédentes, à répondre aux demandes du maghzen, demandes d'argent d'abord, ensuite de secours militaires. Et Ben Sliman, à diverses reprises, nous a exprimé les reraercîmenls du Sultan *.
En mai, un citoyen des États-Unis, M. Perdicaris et son gendre, M. Varley, sujet britannique, ayant été arrêtés par le brigand Raissouli, la France intervient et, grâce au chérif d'Ouazzan, obtient leur délivrance, rendant ainsi un triple service au gouvernement chérifien, au gouvernement de l'Union et au gouvernement anglais % Le 12 juin 1904, grâce h notre intervention, le maghzen signe avec un consortium de banques françaises un emprunt de 62 millions et demi, avec garantie sur les douanes, qui le sort de la crise financière où il se débattait*. En juillet, M. Regnault, consul général chargé de mission et délégué des porteurs de Temprunl, organise dans les ports le prélèvement sur les recettes douanières prévu par le contrat et ne rencontre aucune difficulté ^ A la même époque, le capitaine français Fournier est placé à la tête de la police de Tanger*. Un de nos croiseurs réprime à Larache des troubles menarants pour l'autorité du Sultan \ Du côté de l'Algérie, nous exécutons largement les accords de 1901 et 1902, soit en assurant via Oran-Aïn-Sefra la relève de la garnison marocaine de Figuig, soit en accueillant sur noire territoire,