‹ La conférence d'AlgésirasChapitre 123 sur 357 · CHAPITRE PREMIER LE DÉBAT SUR LA BANQUE · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER LE DÉBAT SUR LA BANQUE

I. Leê deux thèses. — Le projet allemand. — Ses défauts et ses tendances. — Le projet français et l'accord de septembre 1905. — Politique et linances. — La séance du 20 février et le questionnaire espagnol.

II. Les séances des 22 et 24 février. — M. Révoil et le droit de préférence. — Le sens réel de ce droit. — L'Allemagne et l'Espagne. — La banque et le corps diplomatique. — La contradiction persiste. — Le renvoi au comité de rédaction. — Les efforts de M. de Radowitz pour reculer la prochaine séance.

III. La séance du 3 mars. — Le travail du comité de rédaction. — Les cinq points en litige. — Nos concessions possibles. — La question des parts. — Les quinze articles adoptés. — Le débat inutile. — Un nouvel ajournement. — Faut-il aborder la police ?

Le brusque dépôt du projet de banque^ commuDiqué le lundi 19 février, à M. Regnault par le comte de Tattenbach, n'était pas le fait du hasard*. Le soir même du jour où cette communication avait eu lieu, le délégué allemand demandait, en effet, que ce projet servit de base à la discussion en comité fixée au lendemain matin mardi : ainsi la thèse allemande, en devançant la nôtre, se fût acquis dans les débats une sorte de priorité pratique, qui eût peut-être suffi à lui assurer les suffrages des indifférents.

Averti de Tinitiative allemande, M. Révoil y répondit, d'abord en demandant la remise à trois heures de l'après-midi de la séance du matin, ensuite en faisant imprimer le projet, sur lequel, la semaine précédente, il s'était mis d'accord avec le président du Conseils Lorsque le duc d'Almodovar ouvrit la séance, les délégués se trouvaient donc en présence de deux textes. On a vu

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