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224 LA CONFÉRENGK d'aLGÉSIRAS

Elle établirait, par les soins du conseil de surveillance, le budget de la police ^ ; end*auCres termes, le corps diplomatique de Tanger, déjà chargé d'après la note de M. de Radowitz du 19 février du contrôle et de la direction de cette police, en serait aussi le bailleur de fonds ^. Toutes dispositions qui, pratiquement injustifiables et contraires, la dernière surtout, à la souveraineté du Sultan, ne s'expliquaient que par la résolution de nous faire pièce. Peu importait que la banque ne pût fonctionner qu'avec peine, si nos droits acquis avaient plus de peine encore à s'exercer. Et l'on ne sMnquiétait point des inconvénients techniques, si Ton jugeait atteint le bat politique par Téchec de nos intérêts'.

Le projet de M. Révoil présentait un autre caractère. €k)mme notre délégué le fit remarquer en le déposant, il avait pris pour base l'article même du protocole du 28 septembre relatif à la Banque d'États Cet article était ainsi conçu :

Concoars financier donné au maghzen par la constitution d'une Banque d'État avec privilège d'émission, se chargeant des opérations de trésorerie et s'entremettant pour la frappe de la monnaie dont les bénéfices appartiendraient au maghzen. La Banque d'État procéderait à l'assainissement de la situation monétaire. Les crédits ouverts aa maghzen seraient employés à l'équipement et à la solde des troupes de police et à certains travaux publics urgents, notamment à l'amélioration des ports et de leur outillage *.

Aux termes de cet article, il était évident que la Banque d'État devait être exclusivement un instrument de crédit et de régularisation, non de politique et d'administration. Nous étions donc hostiles à toute combinaison qui ferait d'elle l'arbitre des services publics, en la chargeant de dresser des budgets, ou en la soumettant à l'action directe du corps diplomatique baptisé conseil de surveillance. Sans doute, les principes mêmes adoptés ea

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