‹ La conférence d'AlgésirasChapitre 127 sur 357 · Voir appendice, page · texte numérisé non relu

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matière économique s'opposaient à ce que la banque pût favoriser une puissance aux dépens d'une autre*. Mais, à cet égard, nos déclarations initiales, les mesures arrêtées pour les travaux publics et notamment l'adjudication prescrite sous le contrôle du corps diplomatique^ fournissaient les plus sûres garanties. Nous étions prêts d'ailleurs à les fortifier, en instituant à Tanger un conseil d'escompte composé de notabilités des diverses colonies qui s'assurerait de l'égale répartition des ressources de la banque entre les entreprises et le commerce des différentes nationalités ^ Pouvait-on aller plus loin et effacer d'un trait de plume le passé et les droits acquis? Nous ne le pensions pas ? Nous étions obligés de nous souvenir que le crédit du Maroc avait été fondé par le marc4ié français ; que le Sultan, dans le libre exercice de sa souveraineté, avait contracté un emprunt à des conditions déterminées ; que cet emprunt appartenait à un groupe français et qu'il stipulait des droits de préférence dont nul ne pouvait faire abstraction, sans empêcher la banque de rendre au Maroc les services qu'on attendait d'elle et sans la vouer à de continuels litiges. Nous proposions donc, sans entrer dans les détails administratifs où se perdait le projet allemand, que la Banque d'État, constituée au capital de iS millions de francs, fût chargée, comme agent financier du gouvernement marocain, des opérations de caisse et de trésorerie, ainsi que des opérations monétaires \ Son capital devait être divisé en quinze parts S dont onze aux puissances et quatre aux établissements contractants de l'emprunt de 1904. En échange de ces quatre parts, les établissements céderaient à la Banque d'État leurs droits de préférence pour les emprunts et opérations monétaires (article 33 du contrat du 12 juin 1904). Le conseil d'administration se composerait de quinze membres, à raison d'un par part et serait élu dans ces conditions par l'assemblée générale des actionnaires. Il nommerait le directeur et les sous-directeurs. Un comité international d'escompte et

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