Ibid., pages 117 à 187 passim
6 L\ CONFKHRNCE D AUiESlRAS
non sans grands dommages et frais» les tribus chassées par le Prétendant ^ Et tous ces actes amicaux de collaboration font à Alger Tobjet de pourparlers suivis avec le nouveau commissaire marocain El Iladjoui -.
A la lin de décembre 190'*, le maghzen répond à ces services par un mauvais procédé en essayant de congédier la mission militaire française instituée au Maroc depuis plus de vingt ans. Mais sur notre énergique protestation, il renonce à ce projeta Et, le 11 jan- , vier 1905, notre ministre à Tanger, M. Saint-René-Taillandier part pour Fez où il doit exposer au Sultan notre programme de réformes. Cet exposé commence le lo février et se prolonge pendant tout le mois de mars, en présence non seulement du maghzen et des vizirs, mais d'une « délégation » de notables marocains convoquée pour couvrir la résistance que bientôt nous allons rencontrer devant nous V Dès le "21 février, Abd-el-Aziz, dans une conversation avec le consul allemand Vassel, nous accuse faussement d'invoquer un (( mandat de 1 Europe ^ ». C est le commencement de la partie double liée contre nous par le Maroc et l'Allemagne et dont les symptômes vont se précipiter.
Déjà au début de février 1903, M. de Ki'ihlmann, chargé d'affaires d'Allemagne ù Tanger, a ditaucomtedeCherisey, chargé d'affaires de France, que son gouvernement lui a fait savoir que, n'ayant rien connu des accords inlervenus au sujet du Maroc, il ne se reconnaît en aucune manière comme lié par eux^. M. Bihourd, chargé de demander à Berlin des explications n'a pu obtenir aucun éclaircissements Au milieu de mars, on apprend officiellement que Guillaume H, au cours de sa croisière dans la