‹ La conférence d'AlgésirasChapitre 15 sur 357 · Ibid., pa^'O · texte numérisé non relu

Ibid., pa^'O

Méditerranée, compte s'arrêter à Tanger. Le 16 mars, le chancelier de Bulow, interpellé au Reichstag par le comte de Reventlow, se contente d'alFirmer qu'il veillera à ce que les intcrùls économiques allemands au Maroc ne soient pas lésés; qu'au surplus le moment est mal choisi pour faire des déclarations plus détaillées *. Le 29 mars, répondant à M. Bebel, il est moins bref, mais non plus rassurant =^. L'Allemagne ne poursuit au Maroc aucun avantage territorial. Mais elle tient à l'égalité économique. Et le chancelier continue en paraphrasant la déclaration de M. de Kuhlmann sur l'ignorance où l'Allemagne se trouve des accords anglo-français et les conséquences qu'elle en tire. La menace à notre endroit est donc patente. Le 31 mars, M. Delcasso, questionné au Sénat par M. Decrais, évite de parler de cette menace. Il se contente d'observer que « rien dans notre politique marocaine, ni dans notre pratique des accords du 8 avril et du 6 octobre 1004 ne peut expliquer le mouvement de presse » qui a été signalée Il précise une fois de plus le caractère de notre politique. Il reconnaît la possibilité « d'incidents, d'accidents » môme. Il conclut que « depuis un an, rien de nouveau ne s'est produit dans nos

i. « M. de Reventlow touche la question de savoir si et comnicnt do nouveau.v accords entre des tiers peuvent inHucncer nos relations avec le Maroc.

» M. do Ueventlow semble trouver que notre politique est trop inactive .sur ce point, et que nous nous laissons aller à des négligences. Je comprenais parfaitement fattention que l'on apporte ici aux événenjenls qui se dérouhjnt au Maroc et à son sujet. Je considère comme du devoir du gouvernement allemand de veiller à ce qu'à l'avenir nos inlércts économiques dans ce pays ne soient pas lésés.

» Le moment est mal choisi pour faire des déclarations plus détaillées. Je les remets à plus tard, u (Le Temps, 17 mars 1905.)

2. Après avoir affirmé que rAllemagnc ne poursuivait aucun avantage territorial, le chancelier déclarait :

« Si M. Bebel a laissé entendre qu'il croit que notre politique envers le Maroc a changé depuis un an, je dois lui rappeler d'abord que le langage et l'attitude des diplomates et des politiques se règlent d'après les circonstances. Le moment que je juge favorable pour la production des intérêts allemands, je le choisis d'après ma propre estimation. Abstraction faite de cela, rien n'a changé dans les tendances do la politique allemande sur ce point. Celui qui cherche un fait nouveau ne le trouvera pas dans la politique allemande.

» Mais si l'on tente de modifier la situation internationale du Maroc ou d'installer un contrôle à la « porte ouverte » dans son développement économique, nous devrons aussi veiller plus qu'auparavant à ce que nos intérêts économiques ne soient pas en danger.

j> Nous nous mettrons là-dessus en relations d'abord avec le Sultan du Maroc. » (Le Temps, 31 mars 1905.)

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